•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le vaccin Pfizer remplace l’AstraZeneca à la clinique au volant de Regina

Des voitures sont en file en attente de pouvoir entrer dans la clinique au volant à Regina pour que les occupants puissent se faire vacciner.

Depuis vendredi, à la clinique de vaccination au volant à Regina, c'est le vaccin Pfizer-BioNTech qui est administré aux personnes qui se présentent sur place.

Photo : Radio-Canada / Kirk Fraser

Le gouvernement provincial a changé sa stratégie de vaccination à Regina. Depuis 8 h 30, vendredi, c’est désormais le vaccin Pfizer-BioNTech qui est administré à la clinique au volant sans rendez-vous.

Il est réservé uniquement aux personnes âgées de 53 et de 54 ans pour le moment. La tranche d’âge admissible pourra être élargie dans les jours à venir, en fonction de l’offre et de la demande. La clinique fonctionne toujours sur la base du premier arrivé, premier servi.

Le vaccin d'AstraZeneca est administré ailleurs dans la province pour les personnes de 55 ans et plus, comme à Saskatoon, Moose Jaw, ou encore Prince Albert dans des cliniques temporaires.

Il y aurait très peu d’attente dans ces cliniques, une trentaine de minutes seulement. Un manque de popularité qui pourrait s’expliquer par les craintes qui entourent le vaccin anglo-suédois AstraZeneca-Oxford.

Le Réginois de 62 ans, Robert Brock, a refusé vendredi le vaccin d'AstraZeneca lors de son rendez-vous pour cette raison justement.

Il affirme que toutes les personnes de son entourage qui ont reçu une dose du vaccin ont mal réagi. Elles ont été malades. Il craint les effets secondaires possibles.

J’ai demandé quel vaccin ils allaient m’injecter. Lorsqu’ils m’ont dit que ce serait l’AstraZeneca, j’ai refusé et je suis parti. Ça faisait deux semaines que j’attendais pour avoir une dose de Pfizer.

Une citation de :Robert Brock, Réginois de 62 ans

Le personnel a tenté de le convaincre, mais rien n’y a fait. Maintenant, M. Brock se demande quand il pourra se faire vacciner avec le vaccin de Pfizer-BioNTech.

Les experts persistent et signent

Faites-vous vacciner, peu importe le laboratoire qui a produit le vaccin.

L’épidémiologiste à l’Université de la Saskatchewan, le Dr Cory Neudorf, a lui-même été vacciné contre la COVID-19 avec le vaccin anglo-suédois.

Il souligne la désinformation et la mauvaise interprétation des informations dont ont pu être victimes les vaccins, et notamment, celui d’AstraZeneca.

Les risques de caillots sanguins sont extrêmement faibles. Ils sont plus faibles que ceux qui peuvent se former en souffrant de la COVID-19, ou même en prenant l’avion.

Une citation de :Dr Cory Neudorf, épidémiologiste de l’Université à la Saskatchewan

Le médecin souligne également que même si ce risque existe, les caillots sanguins peuvent être traités et que leur formation n'est pas mortelle.

Il est convaincu que le seul moyen à long terme de sortir de la pandémie est de faire en sorte qu’à peu près 85 % de la population se fasse vacciner, alors que les cas de COVID-19 continuent de grimper un peu partout.

Deux doses avec deux vaccins différents

Des études sont en cours pour voir quels sont les effets lorsqu’on reçoit une dose d’un vaccin et la seconde d’un autre vaccin.

À l’heure actuelle, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande de recevoir le même vaccin pour les deux doses, rappelle le Dr Neudorf.

L'épidémiologiste ajoute que même si la vaccination avance à grands pas, il est important de continuer à respecter les mesures sanitaires dans les prochains mois, notamment à cause de la prolifération des variants dans la province.

Et c’est le même son de cloche pour le conseiller en politique de la santé de la Ville de Saskatoon et médecin, Dennis Kendel.

Vacciné depuis 8 jours à 74 ans, le médecin à la retraite enjoint tous les Saskatchewanais à se faire vacciner dès qu’ils le peuvent.

Nous ne serons pas en sécurité tant que le monde entier ne sera pas protégé parce que des variants du virus peuvent continuer à faire leur apparition.

Une citation de :Dr Dennis Kendel, conseiller en politique de la santé de la Ville de Saskatoon et médecin

Selon lui, cette situation est inhabituelle avec de la désinformation, nous faisant croire qu’un vaccin est meilleur qu’un autre, alors que ce n’est pas le cas.

Avec les informations de Émeline Riffenach et de Geneviève Patterson

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !