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Des militants demandent un renforcement du moratoire sur les évictions en Ontario

Monique Woolnought debout devant des écriteaux.

Monique Woolnought est la directrice générale de la Clinique d’aide juridique communautaire de Sudbury.

Photo : CBC / Jamie-Lee Mckenzie

Radio-Canada

Des militants demandent un renforcement du moratoire ontarien sur les évictions, alors que les audiences d'éviction se poursuivent.

L'Ontario a mis encore une fois la province sur pause et a imposé un moratoire de 30 jours sur les évictions. Cependant, la directrice générale de la Clinique d’aide juridique communautaire de Sudbury, Monique Woolnough, affirme que cet ordre ne freinera pas le processus d’éviction.

Tout ce qui est arrêté, c'est que les autorités ne peuvent pas appliquer les ordres d'éviction, explique-t-elle.

Selon le site Internet de la Commission de la location immobilière, des audiences peuvent toujours être demandées pour une expulsion et celles-ci peuvent tout de même avoir lieu.

Mme Woolnough affirme qu'entre mars et août 2020, la plupart des audiences entre propriétaires et locataires ont été interrompues.

Les propriétaires qui voulaient procéder à des expulsions devaient convaincre la Commission de la location immobilière, puis un juge de la Cour supérieure qu'elles étaient justifiées.

Selon Mme Woolnaugh, les nouvelles mesures ne tiennent pas compte des conséquences des expulsions sur les déménagements dans la communauté, qui pourraient augmenter le risque de transmission de la COVID-19.

Ils n'ont pas du tout envisagé un programme complet d'aide au loyer, bien qu'ils l'aient fait du côté des petites entreprises, déplore-t-elle.

Ils devraient s'intéresser aux causes plus profondes de la crise du logement abordable ou à l'augmentation des taux d'aide sociale, envisager des programmes comme le revenu universel garanti pour y remédier et avoir un moratoire de plus de 30 jours.

Steve Lane, un locataire qui a été victime d’avis d'expulsion illégal, affirme que le processus d'attente a été angoissant.

Je sais que c'est difficile pour tout le monde, pour les locataires. C'est également dur pour les propriétaires, explique-t-il. Mais pour une personne à risque d’être évincé, l'avenir est plutôt sombre ces temps-ci.

Il n'y a tout simplement pas grand-chose sur le marché, et quand il y en a, beaucoup de prix ont grimpé en flèche, rapporte M. Lane, âgé d’une soixantaine d’années. Il dépend d'un revenu fixe.

Je crois vraiment que les circonstances doivent être beaucoup plus sérieuses à l'heure actuelle pour aller de l'avant avec l'expulsion de quelqu'un, ajoute-t-il.

Avec les informations de CBC

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