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Des recenseurs seront embauchés en régions éloignées pour éviter la contamination

Édifices colorés derrière une étendue de glace en hiver.

La ville d'Iqaluit, sur l'île de Baffin, compte 7000 habitants selon les données du recensement de 2016.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

La Presse canadienne

Statistique Canada embauche des recenseurs sur place dans les collectivités autochtones, éloignées et nordiques pour le recensement de 2021, afin d'éviter que des gens de l'extérieur aient besoin de s'y rendre pendant la pandémie.

Geoff Bowlby, directeur général du programme de recensement à Statistique Canada, explique que cette procédure permettra de protéger les résidents de ces communautés contre la transmission du coronavirus à partir de points plus « chauds » de la pandémie.

Il ajoute que l'embauche de recenseurs dans leur propre communauté pourrait faciliter la cueillette de données auprès des citoyens, plus en confiance.

Par ailleurs, les recenseurs qui partiront sur les routes du pays le mois prochain ne pourront pas entrer dans les résidences ou les foyers de soins de longue durée.

Malgré cette nouvelle approche, sans contact, la statisticienne en chef adjointe, Lynn Barr-Telford, demeure convaincue que ce recensement sera tout aussi réussi que celui de 2016, qui avait affiché un taux de réponse record de 98 %.

Plus nous avons de réponses, meilleure est l'information que nous avons pour tous les Canadiens. Nous comptons tous sur ces renseignements pour prendre des décisions importantes.

Une citation de :Lynn Barr-Telford, statisticienne en chef adjointe

Le contenu du questionnaire de recensement a été établi bien avant que la COVID-19 devienne une pandémie, de sorte qu'il n'y aura pas de questions spécifiques sur la maladie cette année, a indiqué Mme Barr-Telford.

Les données colligées n'en aideront pas moins les décideurs et les communautés à se faire une meilleure idée des impacts de la maladie sur les populations vulnérables.

Une base de données des vétérans

Plusieurs éléments ont été ajoutés cette année au recensement, notamment un vocabulaire plus à jour pour définir le genre, ou encore, la possibilité pour les Métis d'indiquer s'ils sont membres inscrits d'une organisation ou d'un établissement.

Le formulaire demandera également aux anciens combattants de s'identifier comme tels, afin de créer la toute première base de données nationale des vétérans. Cela permettra à Ottawa d'avoir une meilleure idée des besoins individuels des anciens combattants afin d'adapter les politiques et les programmes qui leur sont destinés.

De plus, au lieu d'offrir une liste de groupes ethnoculturels parmi lesquels choisir, le recensement de 2021 permettra aux Canadiens de nommer eux-mêmes leur appartenance ethnique. Cela donnera des résultats plus représentatifs et reflétera mieux la diversité croissante du Canada, a déclaré Mme Barr-Telford.

Le recensement de 2021 s'amorcera le 11 mai.

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