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Les enfants moins susceptibles de transmettre la COVID-19, selon une étude

Une femme masquée porte dans ses bras un jeune enfant à qui une infirmière est en train de faire un prélèvement de sécrétions nasales pour le dépistage de la COVID-19.

Certaines activités pourraient être plus sécuritaires que l'on pense, selon l'étude.

Photo : Associated Press / Elaine Thompson

Radio-Canada

Des chercheurs canadiens affirment que les enfants pourraient être moins susceptibles que les adultes de transmettre la COVID-19. Ainsi, avec des mesures adéquates, les écoles, les garderies et les activités parascolaires pourraient devenir sécuritaires.

L’auteur principal de l’étude, Jared Bullard, un professeur associé en pédiatrie et en maladies infectieuses à l’Université du Manitoba, affirme que les travailleurs des garderies et des écoles ont un risque d’infection relativement faible, si l'on se fie aux données.

L’étude a été publiée dans le Canadian Medical Association vendredi, et portait sur 175 enfants et 130 adultes au Manitoba, qui avaient été infectés par la COVID-19. Elle cherchait à déterminer s’il y avait une différence de contagion entre les deux groupes.

Des échantillons ont été prélevés sur des participants et sur leurs contacts qui ont été infectés entre mars et décembre 2020.

Selon les résultats, les échantillons des enfants avaient moins tendance à provoquer une croissance du virus en culture et présentaient des concentrations plus basses de virus, ce qui suggère qu’ils ne sont pas le principal vecteur de transmission.

Nos conclusions ont des implications cliniques importantes et des conséquences pour la santé publique, affirme le Dr Bullard.

Des répercussions pour les enfants et les parents

Alors qu’un nombre croissant de régions se demandent si l’apprentissage en salle de classe, les garderies et les activités parascolaires devraient continuer ou reprendre, une meilleure compréhension de la contribution des enfants et des adolescents à la transmission du SRAS-CoV-2, comparativement aux adultes, est essentielle, indiquent les auteurs de l’étude.

C’est particulièrement important en raison de la probabilité plus élevée d’infections asymptomatiques dans ce groupe, poursuivent-ils.

Compte tenu des problèmes liés à l’isolement des enfants à la maison et de l’impact d’une longue quarantaine pour le développement de l’enfant et pour les parents qui pourraient perdre leur emploi ou leur revenu, un outil efficace pour réduire la durée des quarantaines serait un pas important pour la santé publique. selon les auteurs de l'étude.

Les échantillons ont été analysés par 14 chercheurs de plusieurs disciplines à l’Université du Manitoba, au Laboratoire provincial Cadham, au ministère de la Santé et au Laboratoire national de microbiologie.

Avec les informations de La Presse canadienne

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