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Travailleurs étrangers temporaires : des coûts élevés qui étranglent les agriculteurs

Un tracteur dans un champ.

Les producteurs agricoles du Nouveau-Brunswick tentent de s'adapter aux nouvelles mesures visant les travailleurs temporaires étrangers.

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

Michel Corriveau

Contrairement à l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick ne compte pas aider financièrement les producteurs aux prises avec des mesures plus sévères pour la quarantaine des travailleurs étrangers.

Les producteurs agricoles du Nouveau-Brunswick doivent trouver des moyens pour affronter des coûts supplémentaires qui peuvent atteindre plus de 6000 $ par travailleur étranger temporaire.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick impose une quarantaine individuelle pour chaque travailleur étranger temporaire qui viendra dans la province.

Les producteurs doivent donc les loger dans des hôtels pendant deux semaines. Certaines provinces, comme la Nouvelle-Écosse, permettent une quarantaine de groupe, ce qui occasionne des frais moins élevés.

Certaines personnes ont considéré toutes les options, allant de réduire la production à augmenter la production.

Une citation de :Maxime Gauvin, directeur général de la Récolte de chez nous
Un travailleur mexicain travaille dans un champ.

Un travailleur mexicain travaille dans un champ.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Kent Coates, propriétaire de la ferme Nature's Route, embauche des travailleurs étrangers chaque année.

À cause des nouvelles mesures de quarantaine imposées, le producteur de Pont-à-Buot, près de Sackville, devra payer plusieurs milliers de dollars supplémentaires que prévu.

Ce que je dois faire, c'est augmenter ma production et essayer d'avoir plus de revenus pour payer le surplus de dépenses, dit-il.

Kent Coates, propriétaire de la ferme Nature's Route.

Kent Coates, propriétaire de la ferme Nature's Route.

Photo : Radio-Canada

À la Récolte de chez nous, on se demande aussi si les mesures de quarantaine individuelles n’auront pas des effets négatifs sur la santé mentale des travailleurs.

Les isoler dans un pays qui n’est pas le leur, dans un hôtel par exemple, sans possibilité de faire leur propre nourriture, l'effet sur leur santé mentale est quand même très important, observe Maxime Gauvin, le directeur général de la Récolte de chez nous.

Un homme dans un marché des fermiers

Maxime Gauvin de la Récolte de chez nous (archives).

Photo : Radio-Canada / Margaud Castadère

Les producteurs souhaitent toujours que Fredericton finisse par imiter d’autres provinces qui ont décidé de soutenir l’industrie agricole.

Notre gouvernement provincial qui dit d'un côté vouloir promouvoir l'achat local, augmenter la production de fruits et légumes... et de l'autre côté, il ne semble pas faire de gros efforts pour appuyer ceux qui sont déjà dans le domaine et qui nourrissent déjà les Néo-Brunswickois, dit Maxime Gauvin.

J'aimerais voir plus de support de notre gouvernement pour les fermes, pour l'agriculture, déclare de son côté Kent Coates, le propriétaire de Nature's Route.

Le gouvernement provincial n’a pas répondu à nos demandes de commentaires à ce sujet.

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