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Des salariés d'Alphabet à leur direction : « Cessez de protéger les harceleurs »

Le logo de Google est inscrit sur des fenêtres du siège social de Google.

500 employés d'Alphabet, la société mère de Google, ont signé une lettre pour dénoncer le manque de mesures disciplinaires contre les harceleurs.

Photo : Getty Images / Justin Sullivan

Agence France-Presse

Plus de 500 salariés d'Alphabet, la société mère de Google, ont signé vendredi une lettre dans laquelle ils demandent à Sundar Pichai, le patron du géant californien, de « cesser de protéger les harceleurs ».

Alphabet n'offre pas un environnement sain pour ceux et celles qui font face au harcèlement sur le lieu de travail, écrivent les signataires dans le courrier publié sur le site Medium.

Même quand les ressources humaines confirment un cas de harcèlement, aucune mesure n'est prise pour que la personne l'ayant signalé se sente en sécurité, poursuivent-ils.

Les auteurs de la lettre exigent que les cadres de Google reconnus coupables de harcèlement ne puissent plus occuper de poste de direction.

Ils demandent aussi à ce que les harceleurs soient affectés à une autre équipe sur le modèle de la procédure prévue lorsque des relations amoureuses sont susceptibles d'influer sur l'environnement de travail. Alphabet a des règlements plus stricts autour des relations consenties que dans les cas de harcèlement, s'indignent-ils.

Un homme face à la caméra.

Image extraite d'une vidéo montrant le patron du géant technologique Google, Sundar Pichai, lors d'un témoignage devant le Comité pour l'énergie et le commerce de la Chambre des représentants à Washington.

Photo : AP

Dans une tribune publiée mercredi sur le site du New York Times, Emi Nietfeld, une ingénieure en informatique ayant travaillé chez Google de 2015 à 2019, a déploré le manque de sérieux avec lequel sa direction a traité des accusations de harcèlement qu'elle avait formulées.

Mon harceleur a gardé sa place assise à côté de moi, écrit Mme Nietfeld. Mon responsable m'a fait savoir que les ressources humaines ne le feraient même pas changer de bureau et encore moins travailler de chez lui ou prendre des congés.

Depuis plusieurs années, Google est régulièrement critiquée en interne sur sa gestion des affaires de harcèlement sexuel.

À la fin de 2018, plusieurs milliers d'employés avaient manifesté à ce sujet, de Singapour à Londres, en passant par le siège social du groupe en Californie. Un mouvement social sans précédent pour la firme.

Nous sommes pleinement conscients de l'importance de ce sujet, a réagi un porte-parole de Google auprès de l'AFP.

Nous nous efforçons de soutenir et de protéger les personnes qui signalent des problèmes, d'enquêter minutieusement sur toutes les accusations et de prendre des actions fermes pour toute allégation étayée par des preuves solides.

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