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Au tour de la CCHL d'être mise en échec par la COVID-19

La Ligue centrale de hockey junior A annule sa saison sans avoir présenté de match de saison régulière.

Un gardien de but de hockey cherche la rondelle pendant une mêlée devant son filet.

Les Hawks de Hawkesbury lors d'un match contre les Colts de Cornwall

Photo : Gracieuseté de Robert Lefebvre / Hawks de Hawkesbury

Une autre ligue sportive a mis une croix sur ses activités, au cours des derniers jours, en raison de la pandémie. La Ligue centrale de hockey junior A (CCHL) a annulé sa saison en toute discrétion, alors que les joueurs des différentes équipes ont été renvoyés chez eux en début de semaine.

La CCHL a longtemps espéré pouvoir présenter une saison régulière, même grandement écourtée. Mais elle a finalement dû se résoudre à terminer l’année sans jouer un seul match officiel.

C’est certain que c’est plate. Si tu m'avais dit ça, il y a un an, je pense pas que je t’aurais cru. Mais la pandémie nous réserve beaucoup de surprises, mentionne l’entraîneur des Sénateurs d’Ottawa Junior A, Martin Dagenais.

C’est plate pour les joueurs, le groupe d'entraîneurs et surtout pour les parents et les partisans.

Une citation de :Martin Dagenais, entraîneur des Sénateurs d'Ottawa Junior A
Des joueurs de hockey s'entraînent sur la glace.

Les joueurs des Sénateurs d'Ottawa Junior A à l'œuvre lors d'un entraînement

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Les joueurs d’Ottawa ont joué une quinzaine de matchs depuis le mois d’août. Le pilote de la formation croit que la décision d’annuler officiellement la saison devait être prise.

Avant Noël, on espérait encore reprendre en janvier ou février. Mais quand on a su qu’il n’y aurait pas de séries éliminatoires, aucun championnat, ça été un dur coup. C’est plaisant d’être à l’aréna tous les jours, mais ça s’en venait long et tu le voyais sur la motivation de tout le monde, explique Martin Dagenais.

Privés de matchs, les Sénateurs Junior A ont tenté, tant bien que mal, de miser sur le développement des joueurs au cours des derniers mois. Martin Dagenais trace un bilan en demi-teinte.

Un entraîneur de hockey prend la pause devant la patinoire.

L'entraîneur des Sénateurs d'Ottawa junior A, Martin Dagenais, avant un entraînement des siens au centre Jim Durrell

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

C’est le travail des entraîneurs de s’assurer que les pratiques sont intenses et que les joueurs ne trichent pas pour se développer. Mais il n’y a rien qui remplace l’expérience d’une saison de 62 matchs. Presque 80 matchs avec les séries, c’est une expérience qui ne s’achète pas, dit Martin Dagenais, convaincu.

Toujours incertain quant aux prochains mois et à l’organisation du prochain camp d’entraînement, l’entraîneur franco-ontarien a conseillé à ses joueurs d’utiliser toutes les minutes de glace qui seront à leur disposition dans les prochains mois.

Normalement, je dis aux joueurs de se changer les idées et de jouer au soccer ou au baseball. Mais cette année, leur temps de glace a été tellement limité, qu’ils doivent trouver des patinoires.

Le ciel tombe sur la tête des Hawks

La fin des activités de la CCHL est encore plus dur à digérer dans l’est ontarien pour les Hawks de Hawkesbury qui devaient recevoir le tournoi de la Coupe Fred-Page, cette année.

Le comité organisateur a passé un nombre incalculable d’heures à organiser le cahier de mise en candidature, mais aussi à modifier les plans à plusieurs reprises au cours des derniers mois dans l’espoir de présenter l’événement.

Les joueurs qui étaient avec nous, cette année, espéraient avoir cette chance qui n'est pas là souvent. C’était une opportunité qu’on était fier d’avoir et c’était bon pour la communauté aussi. C’est décevant, mais c’est hors de notre contrôle, explique l’entraîneur-chef Rick Dorval, la déception bien perceptible dans sa voix.

Un arbitre s'apprête à déposer la rondelle sur la glace pendant une partie de hockey.

Les équipes de la CCHL n'ont joué qu'une quinzaine de parties hors-concours lors de la saison 2020-2021.

Photo : Gracieuseté de Robert Lefebvre / Hawks de Hawkesbury

Je vais être honnête, je suis tanné, probablement comme plusieurs personnes, de planifier 2-3-4 fois, juste pour me faire dire non. On travaille sans arrêt pour mettre les jeunes sur la glace tous les jours. Ne pas être capable, c’est difficile.

Une citation de :Rick Dorval, entraîneur et directeur général des Hawks

Le dirigeant se console en voyant que ses joueurs ont quand même eu l’occasion de sauter sur la glace beaucoup plus souvent que les jeunes d’autres ligues et d’autres niveaux.

La majorité des joueurs sont venus en se disant que la saison allait reprendre. Tous nos matchs hors-concours ont été télévisés. La visibilité était encore là et les gars se poussaient chaque jour. Nous avons quand même eu la chance de mettre en place des systèmes et de poursuivre leur progression, se félicite Rick Dorval.

Toutes les formations de la CCHL devaient organiser des camps au mois de mai, mais avec le plus récent ordre de rester à la maison en Ontario rien n’est assuré pour les organisations.

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