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Archives

La Fondation Mira, des chiens qui changent des vies depuis 1981

Tête d'un labrador blond.

La Fondation Mira entraîne des chiens-guides depuis 40 ans.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Fondation Mira, organisme sans but lucratif qui forme des chiens d’assistance, existe depuis 1981. En 40 ans, elle a connu un développement important. Découvrez dans nos archives quelques grands moments de la première école de chiens-guides au Canada.

Le besoin de former des chiens-guides dans la langue de Molière

À l'émission Ce soir du 18 décembre 1981, le journaliste Achille Michaud présente un reportage sur les débuts de la Fondation Mira.

Ce soir, 18 décembre 1981

Avant la création de Mira, les personnes qui souffraient d’une déficience visuelle devaient se rendre aux États-Unis pour obtenir un chien-guide.

La barrière de la langue pouvait constituer un obstacle pour une personne non voyante qui ne parlait pas l’anglais.

Comme l’explique dans le reportage le fondateur de Mira, Éric Saint-Pierre, la langue est un facteur important. Même si le chien-guide ne doit comprendre que 21 mots, travailler avec la personne atteinte de cécité en français facilite la formation, qui est d’une durée de 26 jours.

La personne aveugle doit répondre à certains critères avant de recevoir un chien, qui lui est remis gratuitement par la Fondation. Elle doit être en santé, avoir une bonne capacité d’orientation et une bonne mobilité.

Robert Auclair a attendu un an pour avoir son chien. Il est en formation dans le reportage. Il explique ce que son chien-guide change dans sa vie de tous les jours.

Avec un chien-guide, je vais sortir plus souvent. Ça me donne l’ambition de sortir de plus en plus. J’ai très confiance en mon chien, alors je vais partout.

Une citation de :Robert Auclair, handicapé visuel

Des chiens d’assistance pour d’autres types de clientèles

Au fil du temps, la Fondation Mira a imaginé différents types d’accompagnements canins pour répondre à d’autres besoins, comme ceux des personnes à mobilité réduite, ou encore, ceux des personnes vivant avec une déficience motrice ou ayant une maladie neuromusculaire.

Montréal ce soir, 9 juin 1994

À Montréal ce soir, le 9 juin 1994, le journaliste Yves Bernard présente un reportage sur ses nouveaux chiens de la Fondation Mira qui viennent en aide aux handicapés physiques.

Quadriplégique et non voyante, Francine Poirier explique comment son chien Kim l’aide dans son quotidien.

L’animal ramasse tout ce qu’elle échappe par terre. Dans le reportage, on voit le chien se balader dans les allées de l’épicerie pour aider Francine à trouver ce qu’elle cherche. À l’époque du reportage, elle est la seule quadriplégique non voyante à pouvoir circuler en fauteuil roulant au pays.

Pour la mère de la petite Christina, en formation avec son chien dans le reportage, le chien d’assistance va beaucoup aider à calmer sa fille hyperactive.

Ce sont presque des personnes, ces chiens-là. Ils pensent, ils sentent. La petite se promène ou est dans un escalier, et jamais ce chien-là ne va tirer. Il va faire attention, il va bloquer les obstacles.

Une citation de :Gilles Gingras, entraîneur à la Fondation Mira

Les enfants atteints de troubles du spectre de l’autisme (TSA) peuvent aussi bénéficier d’un chien d’assistance depuis 2010.

Créer le meilleur chien d’assistance possible

On doit à la Fondation Mira la création du labernois et du bouvier Saint-Pierre, des chiens issus d’un mélange entre le labrador et le bouvier bernois.

La semaine verte, 22 décembre 1996

Dans son reportage présenté à La semaine verte le 22 décembre 1996, Lucie Bergeron rencontre Éric Saint-Pierre, qui lui explique les particularités de chaque chien.

Le labrador est un chien de chasse. Il est souple, sympathique et affectueux, mais il est aussi distrait. Le bouvier bernois fait partie des chiens de berger. Il est fidèle et observateur, mais il manque de confiance et il a du mal à faire face à l’imprévu. Les deux ont les défauts de leurs qualités. En croisant les deux races, Mira espère obtenir le chien d’assistance idéal.

Comme le mentionne Éric Saint-Pierre, le croisement dont est issu le labernois donne un chien qui est plus attaché à son maître, qualité intrinsèque du bouvier, et qui a une belle solidité lui venant du labrador.

Le rôle essentiel des familles d’accueil

La Fondation Mira commence à entraîner les chiens lorsqu’ils sont matures, aux alentours d’un an, un an et demi.

Téléjournal Mauricie, 5 janvier 2019

Avant sa formation, le chiot séjourne dans une famille d’accueil qui aura pour rôle d’en prendre soin et de le socialiser, mais qui devra le rendre une fois qu’il sera prêt à être formé comme chien d’assistance.

Mira assume tous les frais liés aux soins et à la nourriture de l’animal. Au Téléjournal Mauricie du 5 janvier  2019, la journaliste Marie-Ève Trudel rencontre Guylaine Dupont, qui a accepté d’être famille d’accueil pour un chiot Mira.

C’est comme si c’était notre propre chien, mais ce n’est pas notre chien. Le commentaire que j’entends le plus souvent, c’est "moi, je ne serais jamais capable". Être famille d’accueil, c’est un don de soi, ça change des vies et ça change la nôtre.

Une citation de :Guylaine Dupont
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