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Nouvelles restrictions : « On sait à quel point c’est difficile », dit Nathalie Roy

Nathalie Roy parle en conférence de presse.

La ministre de la Culture, Nathalie Roy

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Angie Landry

La ministre de la Culture, Nathalie Roy, s’est dite « très triste et bouleversée » de voir le secteur des arts être encore une fois chamboulé par l’ajout de mesures sanitaires, notamment à Montréal et à Laval, restreignant ainsi les différentes programmations culturelles.

Envahie par l’émotion, elle a affirmé en entrevue avec la chroniqueuse culturelle à l’émission Tout un matin, Eugénie Lépine-Blondeau, avoir été mise au courant de l’annonce du couvre-feu quelques heures avant tout le monde.

Sait-elle combien de temps le milieu va devoir composer avec un couvre-feu à 20 h?

« Si vous le savez, vous me le direz », a-t-elle répondu. 

La présence des variants du coronavirus met en jeu le facteur de prévisibilité avec lequel il était possible, il y a quelques mois, de faire des projections, selon la ministre. Cette prévisibilité n’existe plus, dit-elle. Elle croit que la clé pour retrouver un semblant de train de vie normal, tant dans le milieu culturel que dans la population en général, c’est le vaccin.

En ce sens, elle a d’ailleurs souligné le rôle qu’avaient les artistes dans cette campagne de vaccination.

Ce sont des leaders d’opinion. Ils encouragent la population et font diminuer les craintes, et je pense que c’est ce dont on a besoin. Mais ultimement, lorsqu’il y aura le plus de gens vaccinés, [il y aura] un retour progressif à la normale, et c’est ce que l’on souhaite tous.

Tout en saluant la collaboration et la résilience des artistes, artisans et artisanes, elle a rappelé l’existence du soutien financier de son ministère attribué en raison du contexte pandémique.

L’argent, on l’envoie avec grand cœur, parce qu’on sait à quel point c’est difficile de faire, d’arrêter, de recommencer, de se retourner de bord. On est là pour soutenir et on va continuer d’écouter.

Il y aura d’autres annonces à venir, a-t-elle ajouté.

Un milieu sécuritaire

La ministre Nathalie Roy, qui a pris l’habitude de parler avec les intervenants et intervenantes du secteur des arts avant les différents points de presse de 17 h, dit entendre cette crainte évoquée que le public, même lors d’un futur déconfinement, ne revienne pas en salle.

« Les salles et les milieux culturels sont des milieux sécuritaires, hyper bien adaptés, qui suivent à la lettre ce que la santé publique leur recommande de faire. À voir les salles qui sont quand même pleines, dans la mesure de leur capacité [permise], et que toutes les représentations [affichent complet], pour moi, ça démontre que les gens ont hâte de retourner, veulent retourner, ont besoin d’être en présence des artistes. »

L’expérience en personne, ce n’est jamais l’expérience via le numérique. On est tous conscients de ça. Les gens ont besoin de cette connexion [physique] avec les artistes. Chez Duceppe, la semaine dernière, j’y étais : j’ai ri pour la première fois en six mois.

La ministre reconnaît le caractère thérapeutique des arts, surtout en ce moment, où le découragement de la population se fait de plus en plus sentir.

Elle reconnaît d’ailleurs qu’à Montréal et à Laval, les mesures annoncées jeudi par le premier ministre François Legault sont considérées comme préventives, et que par la bande, le milieu des arts et de la culture écope. Encore.

Mais c’est une mesure qui est nécessaire pour l'instant, conclut-elle.

Avec les informations d'Eugénie Lépine-Blondeau

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