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En 1989, le prince Philippe rendait visite aux Sherbrookois

Photo d'archive. Le prince Philippe serre la main à des Sherbrookois.

Le prince Philippe a visité Sherbrooke en 1989.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie/Jean Perrault

Radio-Canada

Le prince Philippe, duc d'Édimbourg et mari de la reine Élisabeth II, s'est éteint à l'âge de 99 ans, a annoncé vendredi le palais de Buckingham. Cette nouvelle a rappelé à plusieurs Estriens des souvenirs de sa visite à Sherbrooke, en 1989.

C’est le cas de Jean-Paul Pelletier, qui a été maire de Sherbrooke de 1982 à 1990.

Le prince Philippe était venu à Sherbrooke visiter un ami. À ce moment-là, nous l’avions invité à venir à l’hôtel de ville pour rencontrer les membres du conseil, se remémore-t-il.

Cette visite avait été bien accueillie par les citoyens, selon lui.

À l’époque, tout le monde était très joyeux, se réjouissait du fait que le prince était chez nous. Il y avait une grande fébrilité.

Une citation de :Jean-Paul Pelletier, maire de Sherbrooke de 1982 à 1990

L’ancien maire avait aussi été impressionné par cette visite royale.

C’était un personnage absolument formidable. Il avait une grande personnalité et rendait tout le monde à l’aise autour de lui. Ce n’était pas difficile de jaser avec lui [...] Il posait beaucoup de questions sur la ville, raconte-t-il.

Jean-Paul Pelletier a été en contact avec le prince à quelques occasions par la suite. Il soutient que ce dernier avait de bons souvenir de la ville. Il venait assez fréquemment dans la région, mais cette fois en particulier nous avions été impliqués.

De lourds protocoles

Jean Perrault, qui était conseiller municipal lors de la visite du prince et qui est devenu maire de Sherbrooke en 1994, se souvient aussi très bien du personnage.

C’était très compliqué quand on s’adressait à ses aides. Il fallait que les femmes portent un chapeau et des gants. On ne pouvait pas lui donner la main s'il ne nous tendait pas la sienne.

À l’arrivée du prince Philippe, tous ces protocoles ont cependant paru beaucoup moins lourds, remarque-t-il.

J’ai une photo de lui où il me tend la main. Je lui réponds, évidemment, et on échange. C’était beaucoup plus simple que ce que les aides nous avaient dit.

Comme M. Pelletier, il dit avoir été charmé par ce visiteur.

C’était un monsieur charmant, un grand monsieur, très élégant. [...] Il connaissait les Eastern Townships. On a eu la chance de parler avec lui. C'était tout un moment, aujourd’hui, avec son décès à 99 ans… Ça fait plusieurs années que je l’ai rencontré, mais ça avait été un grand honneur pour moi, conclut-il.

Une allée Prince-Philippe?

Après sa visite, les élus sherbrookois de l'époque avaient souhaité nommer l’allée qui relie l’hôtel de ville à la rue Wellington allée Prince-Philippe , en son honneur.

Ce n’est toutefois pas encore fait, souligne David Lacoste, directeur général du Musée d’histoire de Sherbrooke. Pour officialiser un nom en toponymie, il faut que la personne soit décédée. Il y a une volonté du conseil municipal de 1989 qu’il faudra respecter, mais pour nommer l’espace "allée Prince-Philippe”, il faudra attendre un an après le décès, explique-t-il.

L'allée qui mène à l'hôtel de ville de Sherbrooke.

Après sa visite, les élus sherbrookois avaient voulu nommer l’allée qui relie l’hôtel de ville à la rue Wellington « allée Prince-Philippe ».

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Un héritage « moderne »

Le prince Philippe aura réussi à moderniser l'image de la royauté dans les années 60, explique André Poulin, chargé de cours en histoire à l'Université de Sherbrooke et spécialiste du Royaume-Uni.

Il y a des émissions de télévision qui présentaient la famille royale. Philippe avait cru que ça allait permettre à cette famille de devenir moderne, si on veut, car il avait peur que l’institution soit en déclin après la Seconde Guerre mondiale, raconte-t-il.

En même temps, il était très effacé, car il n’avait pas de rôle officiel à part être le mari de la reine. Il était peut-être son conseiller privé, mais officiellement, ce n’est pas quelqu’un qui avait accès aux documents officiels, ajoute-t-il.

Il souligne toutefois son rôle de partenaire indéfectible de la reine.

Il semblait vraiment être un roc pour Élisabeth II, et même elle disait souvent que c’était vers lui qu’elle se tournait lorsqu’il y avait des décisions importantes à prendre.

Une citation de :André Poulin, chargé de cours en histoire et spécialiste du Royaume-Uni à l’Université de Sherbrooke
Ils descendent les marches du stade olympique devant une foule nombreuse.

La reine Élisabeth II et le prince Philippe arrivent à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Montréal. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / HAYES

Des funérailles en temps de COVID-19

André Poulin note que la famille royale commence à s’organiser pour rendre hommage au prince en temps de COVID-19.

Déjà ce matin, ils ont, comme le veut la tradition, mis une affiche devant le palais de Buckingham pour annoncer le décès. Mais ils l’ont vite retirée, car ils avaient peur qu’il y ait un rassemblement monstre [...] C’est sûr qu’ils vont vouloir faire des funérailles protocolaires, mais le contexte de la COVID peut entraîner une nouvelle forme de cérémonie.

D’après les informations de Brigitte Marcoux

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