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L'Estrie « peut encore se reprendre en main » pour éviter la zone rouge

Les Estriens doivent respecter davantage les mesures pour éviter de passer en zone rouge, selon la santé publique.

Photo : Rob Kruk

Radio-Canada

L'Estrie frôle le palier rouge, mais « est encore capable de se reprendre en main », soutient le directeur de la santé publique. Même si la région a connu une forte hausse de cas en deux jours, les autres indicateurs sont moins inquiétants, ce qui lui permet pour le moment d'avoir moins de restrictions.

Le Dr Alain Poirier a eu de longues discussions jeudi avec la santé publique du Québec. La légère baisse de cas du dernier bilan a été un des facteurs qui a permis à l'Estrie de rester en zone orange. On sentait hier que ce n'était pas aussi explosif, explique-t-il. Il ajoute que les hospitalisations sont stables et que le nombre de cas de variant n'est pas aussi élevé que dans certaines régions, ce qui a joué dans la balance.

Néanmoins, le Dr Alain Poirier prévient que tout peut basculer rapidement et que rien ne protège l'Estrie de subir le même sort que d'autres régions, comme Chaudière-Appalaches ou Lanaudière.

Lundi, on était dans le jaune à 16 cas. Mardi, on était à 37, donc orange. Et mercredi, on était à 59, donc rouge. Très rapidement, souligne-t-il.

On a tous probablement envie de tricher, et certains ne sont pas capables de se retenir de cette envie-là. Le message de ce matin, c'est qu'il faut se retenir encore un bout.

Une citation de :Le Dr Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie

Le long congé, un élément déclencheur?

Le long congé de Pâques pourrait avoir joué un rôle dans cette augmentation des infections, admet-il, comme ça avait été le cas pendant la période des Fêtes.

L'impact se fait habituellement ressentir dans les quatre à cinq jours après la fin d'un long congé. Or, le pic de nouveaux cas est survenu au tout début de cette fenêtre.

C'est une impression qu'on a, souligne-t-il. Pas de démesure observée, pas de signalements des policiers, pas d'événement marquant, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas eu.

Selon nos enquêtes, 86 % des endroits [où les gens auraient contracté le coronavirus], c'est le milieu domiciliaire. Ça va avec l'idée que, pendant un congé de trois ou quatre jours, les gens ont pu se rassembler.

Une citation de :Le Dr Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie

Fermeture possible des parcs

Avec le beau temps qui s'installe, le Dr Poirier est conscient que les rassemblements risquent d'être plus nombreux dans les parcs.

Il soutient toutefois que les policiers seront moins tolérants envers les gens qui ne respectent pas les mesures bien connues de la population, comme la distanciation physique, le port du masque et l'évitement des rassemblements. Avec cette troisième vague, les policiers sont appelés à intervenir plus rapidement [...] et travaillent avec nous pour serrer la vis.

Cependant, si la situation devient hors de contrôle, il n'écarte pas la possibilité de restreindre davantage les règles.

S'il y a des menaces d'éclosions, [on ne] va pas se gêner pour fermer des endroits qui ne respectent pas les consignes.

Une citation de :Le Dr Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie

Pas d'autre délestage que l'urgence de Windsor

En raison de la situation épidémiologique, l'urgence de Windsor ne pourra pas rouvrir ses portes comme prévu le 12 avril.

Même si la situation n'est pas inquiétante pour le moment, la santé publique anticipe une hausse des hospitalisations en raison de la troisième vague. Les infirmières et les médecins de l'urgence de Windsor continueront donc de prêter main-forte ailleurs dans le réseau.

Entre-temps, en cas d'urgence, la population de Windsor peut se rendre aux hôpitaux de Sherbrooke, d'Asbestos ou de Granby.

Le CIUSSS de l'Estrie mentionne qu'il n'y a pas d'autre délestage prévu pour le moment.

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