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Sensibilisation des futurs policiers au racisme : un ajout bien reçu à Rimouski

Deux apprentis policiers interrogent une collègue lors d'une simulation.

Dès l'automne prochain, 45 heures pourront être ajoutées aux programmes de Techniques policières pour guider les interventions auprès des communautés culturelles, ethniques et autochtones (archives).

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Radio-Canada

L'annonce de Québec d'ajouter 45 heures de formation au programme de Techniques policières pour mieux outiller les futurs policiers dans leurs interventions auprès des communautés culturelles, ethniques et autochtones, est bien accueillie au Cégep de Rimouski.

Les établissements d'enseignement pourront intégrer ces nouveaux éléments de formation dès l'automne prochain. Cette mesure constitue en outre une réponse au rapport du Groupe d'action contre le racisme, déposé le 14 décembre dernier.

Au Cégep de Rimouski, qui fait partie de la dizaine de collèges qui proposent le programme de Techniques policières, un groupe de réflexion prendra quelques mois pour déterminer comment cet ajout sera intégré au cursus.

Ce sera l'occasion d'aller plus en profondeur, indique la coordonnatrice du programme du Cégep de Rimouski, Manon Saucier.

En entrevue à l'émission Info-réveil, Mme Saucier, admet qu'il y a un besoin de disposer de plus de temps pour développer cette compétence chez les futurs policiers. Il y a beaucoup d'éléments à voir, beaucoup de choses à enseigner, de choses à faire avec nos étudiants par rapport à ça, constate-t-elle.

Mme Saucier défend cependant son programme, qui intégrait déjà, selon elle, une sensibilisation aux réalités ethniques et culturelles.

La façade du Cégep de Rimouski en hiver.

Le Cégep de Rimouski va créer un comité qui déterminera comment bonifier le programme (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Parmi les défis d'un futur policier se trouve l'analyse des façons de penser et d'agir, la familiarisation avec les notions d'intolérance, le profilage racial, la discrimination, et les facteurs criminogènes de certaines communautés.

Les 45 heures ajoutées au programme —qui en compte environ 2400— permettront de les aborder plus en détail.

Quand on parle de ces sujets-là avec les étudiants, ils sont curieux, ils sont ouverts, on a aussi des étudiants qui sont issus de ces communautés ethniques et culturelles, donc ça va être bienvenue pour eux aussi.

Une citation de :Manon Saucier, coordonnatrice du programme Techniques policières au Cégep de Rimouski

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, ajoute que les cégeps peuvent intégrer des éléments de leur réalité régionale à leur programme.

C'est le cas au Cégep de Baie-Comeau, où une formation en technique policière spécifique à la réalité autochtone de la Côte-Nord sera offerte l'automne prochain.

L'annonce de mercredi dernier constitue le deuxième ajout obligatoire au programme de Techniques policières en l'espace de cinq ans, destiné à améliorer la communication avec une clientèle sensible.

En 2016-2017, 60 heures ont été ajoutées sur l'interaction du policier-patrouilleur avec des clientèles qui sont susceptibles d’être marginalisées. Il est cependant trop tôt, selon Mme Saucier, pour déterminer si cette bonification fait une différence sur le terrain, puisque ceux qui ont reçu la formation commencent à peine à intégrer le marché du travail.

Les cégeps dispensant le programme de Techniques policières ont jusqu'en 2023 pour intégrer la nouvelle formation.

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