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La production de granulés de bois nuit à l'environnement, selon un rapport

Des groupes demandent à la Colombie-Britannique de suspendre l'approbation de nouvelles usines de granulés de bois.

Une usine de granulés de bois à Burns Lake qui appartient à Pinnacle.

Des groupes environnementaux critiquent le fait que des entreprises utilisent des arbres entiers plutôt que des déchets de bois pour produire les granulés qui sont vendus comme biocarburant.

Photo : Offerte par Stand.earth

Radio-Canada

En Colombie-Britannique, la transformation d’arbres en matière granuleuse, exportée pour produire du biocarburant, nuit à l’environnement et génère peu d’emplois, affirme un rapport du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA).

Je ne pense pas que ce soit quelque chose que nous souhaitons du point de vue du climat, du point de vue de l'emploi ou du point de vue écologique, indique l’auteur du rapport et analyste au CCPA, Ben Parfitt.

Ses recherches démontrent qu’environ 12 % de tout ce qui est coupé en Colombie-Britannique devient des granulés de bois, alors que les granulés sont normalement fabriqués à partir de déchets de bois produits par les usines de pâte à papier et de sciage.

Dans un article publié en 2020 dans le magazine Canadian Biomass, l'Association des granulés de bois du Canada soutient que la Colombie-Britannique est le plus grand producteur de granulés de bois du monde et qu’elle a exporté 99 % de ses 2,5 millions de tonnes cette année-là.

Une vue aérienne de billes amassées dans une usine de granulés de bois à Smithers, en Colombie-Britannique.

Pinnacle a été le principal transformateur de bois en granulés depuis 2010, indique le rapport.

Photo : Offerte par Stand.earth

Peu d'emplois générés

Le rapport note que l'industrie des granulés génère peu d'emplois, soit seulement un peu plus de 300, ce qui représente 0,5 % de la main-d'œuvre de l'industrie forestière de la Colombie-Britannique.

C'est particulièrement préoccupant pour le syndicat des Travailleurs publics et privés du Canada, qui représente les travailleurs de l'industrie de la transformation du bois. Nous avons désespérément besoin de générer beaucoup plus d'emplois, dit le président du syndicat, Gary Fiege.

Il y a une place pour les usines de granulés en Colombie-Britannique, mais au bout de la chaîne, pas au début , ajoute-t-il.

Le groupe environnemental Stand.earth se joint au syndicat pour demander à la province de suspendre l'approbation de nouvelles usines de granulés de bois et de mener un examen indépendant des activités de l'industrie.

Nous avons besoin d'un moratoire dès maintenant, soutient Tegan Hansen, un militant du groupe.

La Colombie-Britannique, chef de file

Selon les calculs de Ben Parfitt, les entreprises de granulés de bois ont retiré au moins 1,3 million de mètres cubes de billes de bois des forêts de la Colombie-Britannique depuis 2010. Les activités ont principalement été menées dans la région de Quesnel, notamment dans la forêt pluviale tempérée intérieure exploitée par Pinnacle Renewable Energy.

Le ministère des Forêts note dans un courriel qu'environ 1,2 % de la récolte de bois de la province est allée directement dans une usine de granulés en 2020 et affirme que la province surveille les installations de transformation du bois.

Nous tentons de nous assurer que les billes de bois se rendent à l'endroit approprié, et que les billes de qualité et de valeur inférieures, ainsi que les matières résiduelles, sont utilisées dans les usines de granulés, écrit le Ministère.

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