•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Restrictions sanitaires ou pas, ils resteront ouverts

L'affiche d'un commerce ouvert.

L'Alberta compte plus de 12 000 cas actifs de COVID-19, en date du 9 avril 2021.

Photo : Radio-Canada / Pascal Coudé

Des propriétaires de gymnases et de restaurants de Calgary s'opposent aux restrictions de santé publique, annoncées mardi en Alberta, et s'engagent à garder leurs portes ouvertes aux clients.

Sweat Science, un gymnase de boxe de Calgary, a annoncé publiquement qu'il continuerait de donner ses cours, malgré les restrictions sanitaires en vigueur dans la province.

Son propriétaire, Dustin Sutley, croit qu’il ne sera pas le seul chef d’entreprise à prendre cette décision. Dans un communiqué, il indique qu’il a décidé de rester ouvert pour la santé mentale de la communauté.

Mardi, le premier ministre albertain, Jason Kenney, a annoncé un retour à la phase 1 de son plan de restrictions pour lutter contre la COVID-19, les cas de variants hautement contagieux ayant déclenché une troisième vague dans la province.

Depuis, les salles de sport ne peuvent offrir que des séances individuelles. Les restaurants, quant à eux, devront fermer leurs salles à manger au public à compter de vendredi midi. Les autorités de santé publique ont décidé de restreindre les activités de ces commerces, expliquant qu'ils sont une source de propagation en raison de leurs espaces restreints, du temps que les gens y passent et des échanges sociaux qui y ont toujours lieu.

Emily Slaneff, propriétaire des centres Crush Camp et présidente de la coalition albertaine du Conseil canadien de l'industrie du conditionnement physique (CCICP) croit que les propriétaires de gymnases qui suivront la voie de Sweat Science sont largement minoritaires.

Je ne pense pas que ce soit tout à fait juste [de croire que beaucoup de personnes feront ce choix]. Je ne veux pas que toute l'industrie soit dépeinte de façon négative.

Une citation de :Emily Slaneff, présidente de la coalition albertaine du Conseil canadien de l'industrie du conditionnement physique

« Considérer notre situation actuelle »

Alors que les cas de variants sont maintenant à l'origine de près de 45 % des cas actifs de COVID-19 dans la province, la médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw, a de nouveau appelé la population albertaine à suivre les mesures de santé publique.

Jeudi, elle a déclaré que les propriétaires d’entreprise qui avaient l’intention de défier les restrictions sanitaires mettent toute la communauté en danger.

Ce que je dirais à ces personnes qui prévoient de défier les restrictions de santé publique, c’est de considérer notre situation actuelle, a-t-elle déclaré, ajoutant qu'il existe une politique d'application progressive pour ceux qui défient les règles.

J'appelle à nouveau les gens à examiner les données et à regarder ce qui s'est passé dans d'autres pays lorsque la COVID-19 et ses cas de variants, en particulier, sont devenus incontrôlables, et à se rappeler que c'est maintenant que nous devons agir.

Si nous attendons d'agir jusqu'à ce que nos unités de soins intensifs débordent, il sera bien trop tard.

Une citation de :Deena Hinshaw, médecin hygiéniste en chef de l’Alberta
Kevin Young.

Kevin Young, propriétaire du Benny's Breakfast Bar, dit qu'il n'a pas le choix : il doit fermer définitivement ou continuer, malgré les nouvelles restrictions.

Photo : Helen Pike/CBC

« Je n’ai plus rien, je dois prendre position »

Pour Kevin Young, le propriétaire du Benny's Breakfast Bar, dans le sud-est de Calgary, ce n'est pas si simple.

Il explique qu'il prévoit de rester ouvert, mais que ce n'est pas une décision facile.

C'est une arme à double tranchant parce que, si nous restons ouverts, nous défions [les restrictions sanitaires], et si nous fermons, je ne sais pas si je pourrai réellement me permettre de rouvrir, dit-il.

Il a suivi toutes les restrictions sanitaires de Services de santé Alberta depuis le début de la pandémie, dit-il, en dépensant notamment des milliers de dollars en diviseurs en plexiglas, en équipements de protection individuelle et en produits chimiques de nettoyage spécialisés.

Nous sommes rendus au point où je n’ai plus rien et je dois prendre position.

Une citation de :Kevin Young, Benny's Breakfast Bar

Il y a des opposants [à cette décision], mais ce ne sont pas leurs commerces, ce ne sont pas eux qui ont perdu leur gagne-pain, et mes employés souffrent aussi financièrement, explique-t-il.

Il ajoute qu’il serait prêt à réévaluer la question, si tous les détaillants, y compris les magasins à grande surface comme Walmart, recevaient l’ordre de fermer.

Donnez-moi des données qui ont du sens, et ne forcez pas seulement l'industrie de la restauration à fermer parce que nous sommes les plus faciles à attaquer et les plus simples à fermer, Cela n'a aucun sens , conclut-il.

Avec les informations de Helen Pike et Pamela Fieber

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !