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Des victimes dénoncent le manque de mordant des propositions d’Ottawa sur les armes à feu

Un policier surveillant la scène

Deux personnes sont mortes et treize autres ont été blessées lors de la fusillade de l'avenue Danforth, à Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Radio-Canada

Le projet de loi fédéral sur le contrôle des armes à feu est « inefficace et lâche », selon des victimes ontariennes de violence armée.

Le groupe de défense Danforth Families for Safe Communities et d'autres familles touchées par la violence liée aux armes à feu ont envoyé jeudi une lettre au ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, alors que s’ouvrait le congrès national du Parti libéral.

Elles y expriment leur déception.

Le regroupement, qui comprend des familles touchées par la fusillade qui a fait deux morts et 13 blessés dans le quartier grec de Toronto, pense que le projet de permettre aux municipalités d’interdire les armes de poing devrait être abandonné. Il estime qu’une loi fédérale devrait plutôt interdire carrément ces armes dans l'ensemble du pays.

Ce projet sur les armes de poing est tout simplement désastreux; ils abdiquent de leurs responsabilités, a déclaré Ken Price, dont la fille Samantha a été blessée lors de la fusillade de l’avenue Danforth en 2018.

Le projet de loi C-21 donnerait aux municipalités le pouvoir discrétionnaire d'interdire les armes de poing, en adoptant des règlements qui en limitent la possession, l’entreposage et le transport.

Le projet prévoit aussi le rachat d’armes d’assaut. Les propriétaires pourraient toutefois les conserver en respectant des conditions très strictes.

Le regroupement de victimes appuie l’interdiction de ces armes, mais déplore le fait que le rachat ne soit pas obligatoire.

Il est également insatisfait d’une disposition qui permettrait aux résidents de s’adresser aux tribunaux pour faire saisir les armes de quelqu’un s’ils estiment qu’il présente un risque pour la sécurité publique. L’objectif est d’aider les femmes victimes de violence ou les familles de personnes suicidaires.

Les femmes ne font pas confiance à la police et aux tribunaux pour les protéger de la violence familiale ou des agressions sexuelles, alors pourquoi s’attendre à ce que la police ou les tribunaux les protègent des armes à feu?, a lancé Alison Irons. Sa fille, Lindsay Wilson, a été tuée en 2013 par son ex-ami qui s’est ensuite suicidé.

La porte-parole du ministre Blair, Mary-Liz Power, a déclaré que le gouvernement libéral a pris les moyens pour mettre fin à la violence armée au pays.

Ces mesures permettront à notre gouvernement de savoir où se trouvent les armes interdites et qui les a, a-t-elle déclaré, ce qui permettra au programme de rachat de récupérer efficacement celles qui constituent un danger pour nos communautés.

Le regroupement de victimes compte faire de la question du contrôle des armes à feu un enjeu électoral, particulièrement si les élections sont déclenchées cette année.

Avec les informations de La Presse canadienne

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