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La crise des opioïdes s’est intensifiée dans le Nord de l’Ontario en 2020

Un terrain avec des croix blanches plantées dans le sol.

Le monument «crosses for changes» de Sudbury a installé des croix blanches en mémoire des victimes de la crise des opioïdes dans la région.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

Radio-Canada

Les décès liés aux surdoses d’opioïdes dans le Nord de l'Ontario ont connu une forte hausse en 2020 par rapport à l'année précédente. C'est ce que révèlent les chiffres provisoires du Bureau du coroner en chef de l’Ontario.

Le bureau de Santé publique de North Bay-Parry Sound a été particulièrement touché par les surdoses en 2020.

Selon des données relayées par le bureau de santé publique North Bay Parry Sound, 45 personnes sont mortes d’une surdose entre janvier et novembre 2020, ce qui représente presque le triple des décès du même type en 2019.

Le taux de décès liés aux surdoses était de 34,7 par tranche de 100 000 habitants, selon les données de 2020.

Ce taux élevé de mortalité place North Bay Parry Sound en cinquième position des pires bilans en la matière, derrière d’autres régions du Nord de l’Ontario soit Sudbury, Porcupine, Algoma et Thunder Bay.

Santé publique Porcupine a aussi vu la crise prendre de l’ampleur en 2020, selon Patrick Nowak, infirmier en santé publique pour le bureau de Santé publique.

En 2019, environ 20 personnes sont mortes d’une surdose, pour la même période en 2020, 35 personnes sont mortes, explique-t-il.

Beaucoup de morts de surdose se sont produites à Timmins, lourdement touchée par la crise.

Tenter d’enrayer la crise

Le bureau de santé de North Bay-Parry Sound et le comité du SIDA de North Bay et de la région ont lancé mercredi une campagne de sensibilisation bilingue de deux mois intitulée : La naloxone sauve des vies. Formez-vous. Obtenez un kit.

Une trousse d'injection de naloxone.

Des trousses comme celle-ci peuvent sauver des victimes de surdose, mais les toxicomanes et leur entourage hésitent souvent à appeler à l'aide.

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Selon Katharine O’Connell, promotrice en santé communautaire, la campagne s’adresse autant aux résidents qu’aux commerçants, pour faire comprendre que tout le monde a le potentiel de sauver des vies en sachant comment administrer la naloxone.

La campagne cherche aussi à renseigner la population sur les signes d’une surdose.

Les deux organismes ont aussi commencé un projet de recherche pour mieux comprendre les causes locales de la crise.

Il n’est pas évident à ce moment-ci d’identifier les causes, mais on a des hypothèses, dont la fermeture de frontières et la difficulté d'accéder aux services en raison de la pandémie, explique-t-elle.

Selon Patty MacDonald, directrice générale de l’Association canadienne pour la santé mentale de Sudbury/Manitoulin, l’accès aux services en santé mentale et en réduction des méfaits a souffert pendant la pandémie.

Son organisme a présenté ce jeudi, de façon virtuelle, un nouveau centre de services intégrés, qui a ouvert ses portes en septembre au centre-ville de Sudbury, au 200 rue Larch.

Selon Mme MacDonald, le personnel de ce centre permet aux personnes qui ont besoin de services en santé mentale de plus facilement naviguer le système.

Nous avons une équipe interdisciplinaire qui travaille avec l'individu, où il peut rester et être soutenu médicalement, afin de pouvoir réduire la consommation de drogues et les méfaits causés par d'autres substances, explique-t-elle.

Ce nouvel établissement comprend des services de réductions des méfaits liés à la consommation de drogues.

Avec les informations de Miguel Lachance

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