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Les autorités fédérales veulent préparer le système hypothécaire à l'après-pandémie

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La faiblesse des taux d'intérêt, la demande accrue et la pénurie de l'offre ont fait grimper les prix.

Photo : iStock

La Presse canadienne

L'autorité réglementaire bancaire fédérale propose d'augmenter la simulation de crise à laquelle sont soumis les acheteurs de maison qui contractent des prêts hypothécaires non assurés, à la lumière des effets d'entraînement économiques de la pandémie de COVID-19.

La proposition du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) fixerait le taux d'admissibilité pour les prêts hypothécaires non assurés au taux contractuel majoré de deux points de pourcentage, ou à 5,25 %, selon le plus élevé des deux taux.

Dans l'état actuel des choses, tout acheteur dont la mise de fonds sur une habitation est inférieure à un cinquième du prix d'achat doit montrer qu'il serait en mesure d'effectuer ses paiements hypothécaires si le taux d'intérêt était de deux points de pourcentage plus élevé que ce que la banque lui propose, ou s'il était équivalent au taux de référence de cinq ans publié par la Banque du Canada, actuellement de 4,79 %, selon le plus élevé des deux taux.

La faiblesse des taux d'intérêt, la demande accrue de logements et la pénurie de l'offre ont fait grimper le prix des logements, et incité le gouvernement fédéral et le BSIF à resserrer les règles pour refroidir le marché.

Dans un communiqué, le BSIF affirme que les conditions actuelles du marché immobilier ont le potentiel d'exposer les prêteurs à un risque financier accru en cas de détérioration des conditions économiques.

La déclaration poursuit en disant que le taux admissible minimal offrirait une marge de sécurité supplémentaire pour garantir que les emprunteurs auront la capacité d'effectuer leurs versements hypothécaires si les taux devaient grimper ou s'ils voyaient leurs revenus diminuer.

S'adressant aux journalistes, le surintendant Jeremy Rudin a indiqué que la préoccupation principale était d'avoir un système prêt pour un retour aux conditions prépandémiques, lorsque les taux seront de nouveau plus élevés.

Nous avons des taux d'intérêt extrêmement bas, même selon les normes récentes. Et il est possible, pas certain, mais possible sinon probable qu'ils soient extraordinairement bas en raison de la pandémie qui, même si elle est longue, sera temporaire d'une certaine façon, a indiqué M. Rudin.

Nous voulons nous assurer que, lorsque les prêts hypothécaires contractés aujourd'hui seront renouvelés dans trois, quatre ou cinq ans, les prêteurs seront protégés afin que les emprunteurs soient bien placés pour pouvoir rembourser ces dettes et préserver la stabilité du système financier.

Une citation de :Le surintendant Jeremy Rudin

Le taux proposé de 5,25 % était le taux de référence moyen au cours des 12 mois précédant la pandémie. Il fera l'objet d'une nouvelle série de consultations au cours des prochaines semaines, avec une décision finale qui entrera en vigueur le 1er juin.

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