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Bloc québécois : créer 2000 emplois en maximisant le potentiel de la forêt de la région

Un bûcheron tranche un tronc d'arbre au sol tandis qu'un tracteur en déplace un autre.

Le Bloc québécois propose un meilleur soutien fédéral de l'industrie forestière québécoise. (archives)

Photo : Radio-Canada / Daniel Beauparlant

Martin Guindon

Le plan vert présenté jeudi par le Bloc québécois permettrait de créer 2000 emplois en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec, tout en contribuant à la lutte contre les changements climatiques.

L’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec font partie des neuf régions avec coupes forestières majeures en forêt publique au Québec et bénéficieraient grandement du plan vert bloquiste, selon la députée d’Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou Sylvie Bérubé et son collègue Sébastien Lemire, d’Abitibi-Témiscamingue.

Le Bloc québécois propose un meilleur soutien fédéral de l'industrie forestière québécoise, une maximisation de la transformation du bois déjà récolté et un accroissement des volumes de coupes. On a un potentiel pour pouvoir vivre une croissance dans la région et ça passe par une meilleure maximisation de notre industrie forestière, a fait valoir M. Lemire, lors d’un point de presse virtuel qui suivait celui du chef Yves-François Blanchet.

Plus juste part

La récolte et la première transformation des volumes supplémentaires disponibles selon la possibilité forestière permettraient de créer 463 nouveaux emplois directs, indirects et induits dans la région. La valorisation de la matière ligneuse en deuxième et troisième transformation, que ce soit des produits préfabriqués, la valorisation des résidus forestiers ou même la production de biocarburants, pourrait générer 1528 emplois supplémentaires.

Yves-François Blanchet parle au micro derrière un lutrin du Bloc québécois, dans le stationnement adjacent au Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or.

Sébastien Lemire, Yves-François Blanchet de Sylvie Bérubé (archives)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Pour y parvenir, il faudra qu’Ottawa investisse une plus juste part que les 71,4 millions de dollars d’aide fédérale actuelle dans l’industrie forestière québécoise, qui rapporte annuellement 302,4 millions dans les coffres de l’État. C’est encore loin des milliards octroyés aux producteurs d’énergies fossiles, selon les députés régionaux.

Il faut voir comment on peut faire en sorte que nos entreprises forestières puissent avoir accès à des subventions, que le gouvernement fédéral puisse être un partenaire. On envoie la moitié de nos taxes et impôts à Ottawa et cet argent ne nous revient pas dans la foresterie. Ça passe par des programmes fédéraux plus flexibles, affirme Sébastien Lemire.

Contribution environnementale

Sa collègue Sylvie Bérubé a insisté sur la contribution environnementale de la foresterie. Non seulement il s’agit d’une ressource renouvelable, mais elle peut permettre de réduire les gaz à effet de serre, tant au niveau des transports, des biocarburants que de la séquestration de carbone.

C’est un apport majeur pour l’atteinte des cibles du Québec. Un mètre cube de bois permet de séquestrer 0,9 tonne de carbone. Comme on produit 17,6 millions de mètres cubes destinés à la construction, ce sont presque 15,8 millions de tonnes de carbone qui sont séquestrées chaque année au Québec, explique-t-elle.

Le plan vert du Bloc québécois s’appuie sur une vaste étude réalisée il y a près d’un an à partir d’une série d’analyses régionales sur la maximisation du potentiel de la forêt québécoise. Il est assorti de huit propositions qui permettraient la création de plus de 16 000 nouveaux emplois sur 10 ans au Québec, en plus de combler entre 20 et 30% des objectifs du Québec de réduction des gaz à effet de serre.

Des programmes plus flexibles

Pour les députés bloquistes, il faudra miser sur l’innovation, en complément aux entreprises régionales déjà existantes. Automatisation, occupation des marchés québécois et canadiens avec nos produits et de nouveaux modèles d’affaires qui permettront aux collectivités de s’impliquer font partie des enjeux liés à l’innovation. Il faudra aussi porter une attention particulière aux projets de centre intégré de la fibre de Val-d’Or et de centre entrepreneurial d’Amos.

Le défi d’une industrie comme l’industrie forestière, c’est qu’à peu près tous les programmes qui sont de l’innovation au fédéral marchent avec des enveloppes fermées. Ton innovation, tu ne sais pas à quel point tu es prêt à aller de l’avant, la mettre en œuvre et la commercialiser. Si c’est une enveloppe fermée qui dure de mai à novembre, il est possible que rendu au moment où tu as besoin de sous pour partir ta production, l’enveloppe soit fermée, et c'est extrêmement frustrant. Donc, les compagnies se tournent davantage vers le soutien du gouvernement du Québec qui est plus adapté et plus flexible, souligne Sébastien Lemire.

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