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Mélanie Joly et Navdeep Bains coprésideront la prochaine campagne libérale

Le Parti libéral du Canada place ses joueurs clés en prévision d’une éventuelle campagne électorale.

L'estrade à un rassemblement du Parti libéral à Montréal.

Le congrès virtuel du Parti libéral du Canada s'est ouvert jeudi soir.

Photo : Radio-Canada / Sean Kilpatrick

Alors que son congrès virtuel est officiellement ouvert, le Parti libéral du Canada (PLC) envoie le signal qu’il est prêt pour des élections générales. Une ministre du Québec, Mélanie Joly, et un ancien ministre ontarien, Navdeep Bains, auront la délicate tâche de piloter la prochaine campagne.

Le plus gros défi présentement, c'est de se préparer à une élection potentielle dans un contexte de pandémie et de crise économique, où on ne peut pas faire campagne de la même façon qu’en 2019 ou en 2015, explique Mélanie Joly. La mobilisation des bénévoles, mais surtout la sortie de vote, c’est ça le grand défi.

Elle compte d’ailleurs puiser son inspiration dans les méthodes et le style de campagne utilisés par les démocrates de Joe Biden aux États-Unis, l’automne dernier.

Sans spéculer sur le moment où des élections pourraient être déclenchées, Mélanie Joly rappelle que le budget du 19 avril sera la prochaine étape. C’est un vote de confiance, lance-t-elle. On est confiants de ce qu'on va présenter, mais en même temps, on va être vigilants, puis on va être prêts.

Mélanie Joly et Navdeep Bains sont connus pour leurs talents d’organisation sur le terrain et de collecte de fonds. Leur nomination à la tête du comité de la campagne nationale montre l’importance stratégique du Québec et de l’Ontario sur l'échiquier libéral pour réaliser des gains lors des prochaines élections.

Le leadership de Mélanie Joly et de Navdeep Bains permettra de mettre sur pied une campagne efficace et novatrice, a déclaré le premier ministre Justin Trudeau, soulignant que la gestion de la pandémie demeure sa priorité.

Au Québec, le Parti libéral aimerait aller chercher une demi-douzaine de sièges, principalement dans la couronne de Montréal, avec une offre taillée sur mesure pour la province, question de faire compétition au Bloc québécois.

Le vrai pouvoir à Ottawa, c'est le Parti libéral du Canada qui peut le donner aux Québécois. Parce qu'il a plusieurs ministres québécois qui sont au Cabinet, la justice, trois ministres économiques, les affaires étrangères [...] on a une voix forte, et ce vrai pouvoir-là doit pouvoir se matérialiser, observe Mélanie Joly.

Au lieu de se préoccuper de leur réélection, les libéraux devraient se concentrer sur une lutte adéquate contre la pandémie. Les Québécois sont les mieux placés pour décider de qui les représentera, réagit le leader parlementaire du Bloc québécois, Alain Therrien.

Les efforts de Mélanie Joly ont été remarqués en 2019, quand son équipe a offert du soutien logistique et financier à d’autres candidats. C’est elle qui a le plus de bénévoles, explique une militante québécoise. Elle a beaucoup aidé durant la dernière campagne. Elle est l’exemple parfait de ce que l’on veut d’un candidat.

Navdeep Bains, figure influente dans la région de Toronto, a annoncé qu’il ne se représentera pas au prochain scrutin fédéral, mais il mettra quand même l’épaule à la roue.

Un congrès en mode électoral

Chrystia Freeland.

Chrystia Freeland, vice-première ministre et ministre des Finances

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

En contexte de gouvernement minoritaire, le congrès libéral qui s’amorce sera probablement le dernier avant le prochain scrutin fédéral et l’ultime occasion pour l’équipe de Justin Trudeau de sonder sa base.

Des ateliers ayant pour thème des campagnes sécuritaires et inclusives ainsi que des séances sur la préparation aux élections et de formation sur l’organisation sont également au menu.

Lors de l’ouverture du congrès, jeudi soir, la ministre des Finances, Chrystia Freeland, a insisté sur l'importance d'élargir l'accès aux services de garde au pays. Elle déposera son premier budget le 19 avril prochain. Le gouvernement Trudeau a promis un plan de relance qui pourrait atteindre les 100 milliards de dollars.

Des résolutions à saveur progressiste seront débattues pendant le congrès, dont une, proposée par des militants ontariens, visant à établir un revenu universel de base.

La ministre Joly estime que l’aide fédérale d'urgence accordée depuis un an justifie ce débat. Durant la pandémie, on s'est retrouvés à offrir un filet social tellement large qu'il y a eu une forme de rémunération garantie pour ceux qui avaient perdu leur emploi, dit-elle. Ça a permis aux gens de payer leur loyer, de payer leur hypothèque, de mettre de l'argent sur la table. Et c'est la façon dont on voit dans le fond un État providence qui est là pour aider notre monde.

Une autre résolution, émanant de l’aile québécoise, vise à bonifier la Sécurité de la vieillesse à partir de 70 ans.

L’ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, prendra brièvement la parole vendredi soir. Dans les rangs libéraux, certains le considèrent comme un successeur potentiel de Justin Trudeau à la tête du parti. M. Carney n’a pas écarté la possibilité de se présenter en politique un jour, mais il reste discret sur ses intentions.

Justin Trudeau prendra la parole samedi après-midi, à la fin du congrès.

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