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« Stupéfaction » du milieu culturel dans les zones rouges

Un homme, portant un masque noir, est assis dans une salle de cinéma.

Après plus d'un an de pandémie, le milieu culturel québécois est éprouvé par la troisième vague.

Photo : afp via getty images / GABRIEL BOUYS

Radio-Canada

Le premier ministre François Legault a annoncé jeudi en fin de journée le retour du couvre-feu à 20 h à compter de dimanche dans la région de Montréal ainsi que la prolongation des restrictions en vigueur, et donc de la fermeture des lieux culturels, à Québec, à Lévis et à Gatineau. Ce nouveau revirement constitue une énième mauvaise nouvelle pour le milieu culturel. 

Les salles de spectacle et de cinéma vont donc évaluer la possibilité de présenter des spectacles et des films plus tôt, mais le problème est que la majorité des gens sont occupés par leur travail en journée la semaine.

Il y a probablement beaucoup de représentations qui vont devoir tomber, surtout en semaine, a déclaré Julie-Anne Richard, directrice générale de RIDEAU, l’association professionnelle des diffuseurs de spectacles, au micro de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18.

À un moment, ça ne devient plus rentable d’opérer, a ajouté Éric Bouchard, président de la Corporation des salles de cinéma du Québec (CSCQ), précisant que certains cinémas pourraient décider de fermer.

Ce n’est pas le seul coup dur qu’a essuyé le milieu culturel cette semaine, puisque mardi, les salles de spectacle, de théâtre et de cinéma encore ouvertes au Québec apprenaient que la distance minimale entre les membres du public, sauf s'ils font partie d’une même bulle, passait de 1,5 mètre à 2 mètres jeudi, plongeant une partie d’entre elles dans le stress de changer les plans de salle en moins de 48 heures.

Par le passé, le milieu des arts de la scène a répété qu’il fallait éviter à tout prix le yo-yo des ouvertures et fermetures. Il est donc partagé entre découragement et stupéfaction, comme des personnes travaillant dans le secteur l’ont expliqué au journaliste Nabi-Alexandre Chartier au Téléjournal 18 h.

C’est comme si on savait à quoi s’attendre, et là, c’est un peu le chaos. On accueille cette nouvelle avec un peu de stupéfaction, a déclaré David Laurin, codirecteur artistique du Théâtre Jean-Duceppe.

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