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Jacques Delisle pourrait être remis en liberté dès aujourd’hui

Jacques Delisle purge une peine de prison à vie pour le meurtre prémédité de sa femme, Nicole Rainville.

Jacques Delisle demande à être libéré en attendant son nouveau procès.

Photo : Radio-Canada

La requête de Jacques Delisle pour recouvrer sa liberté en attendant son nouveau procès doit être traitée ce matin au palais de justice de Québec. Si le juge accède à sa demande, l’homme de 85 ans pourrait quitter la prison dès aujourd’hui.

Actuellement incarcéré au pénitencier de La Macaza, dans les Laurentides, Jacques Delisle doit assister à l’audience par visioconférence. Son avocat, James Lockyer, sera toutefois présent à la Cour supérieure.

Reconnu coupable du meurtre prémédité de sa femme en 2012, Jacques Delisle purgeait jusqu’ici une peine de prison à vie.

Dans un revirement de situation inattendu, mercredi, le ministre fédéral de la Justice a ordonné la tenue d’un nouveau procès dans le dossier de cet ex-juge, premier magistrat au pays à avoir été condamné pour meurtre.

D’après le communiqué publié par le ministre, de nouveaux renseignements lui laissent croire que M. Delisle a probablement été victime d’une erreur judiciaire, d’où la nécessité de tenir un nouveau procès.

Possible libération rapide

En attendant la suite des procédures, l’avocat de Jacques Delisle demande donc à ce que son client soit libéré. En 2010, alors qu’il n’avait pas encore subi son premier procès, Jacques Delisle avait été autorisé à demeurer en liberté.

Il est donc possible que le juge permette à Jacques Delisle de quitter le pénitencier de La Macaza, puis de retourner vivre à son domicile de Québec, moyennant certaines conditions.

Le cas échéant, sa libération pourrait survenir aussi rapidement qu’aujourd’hui, au terme de l’audience en Cour supérieure.

Si tel est le cas, le couvre-feu imposé à 20 h en raison de la situation sanitaire à Québec pourrait toutefois retarder sa sortie de prison d’une journée. Sa famille doit effectivement parcourir une longue distance à partir de Québec pour aller le chercher à La Macaza.

Pour déterminer si M. Delisle peut recouvrer sa liberté sous caution, trois facteurs doivent être pris en considération : la possibilité qu’il tente d’échapper à la suite des procédures, la probabilité qu’il commette un crime et l’effet que sa libération pourrait avoir sur la confiance du public envers la justice.

Il se dit innocent

Depuis le moment où sa femme, Nicole Rainville, est morte d’une balle dans la tête à leur domicile, en novembre 2009, Jacques Delisle a toujours clamé son innocence. Il n’avait cependant pas témoigné lors de son procès, en 2012.

Déclaré coupable de meurtre prémédité, ses requêtes à la Cour d’appel du Québec ainsi qu’à la Cour suprême ont ensuite été rejetées, en 2013.

La demande de révision judiciaire qu’il a déposée en 2015, et sur laquelle le ministre vient de trancher cette semaine, était son ultime recours. En raison de son âge avancé, il n’aurait pas été admissible à une libération conditionnelle avant d'avoir atteint 102 ans, ce qui lui laissait très peu d’espoir de sortir de prison vivant.

Toujours en 2015, alors qu’il était incarcéré au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, il avait accordé une entrevue à Radio-Canada dans laquelle il avait révélé avoir aidé sa femme souffrante à s’enlever la vie.

Au journaliste Alain Gravel, il expliquait avoir laissé un pistolet chargé à proximité de sa femme, à sa demande, avant de quitter leur domicile. À son retour, Jacques Delisle aurait fait la macabre découverte.

Nicole Rainville souffrait de paralysie du côté droit de son corps à la suite d’un accident vasculaire cérébral et n’avait plus envie de vivre de la sorte, selon M. Delisle.

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