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Seconde vie pour le Carrefour national de l’aquaculture et des pêches à Grande-Rivière

Le Carrefour national de l'aquaculture et des pêches (CANAP) de Grande-Rivière (façade)

Le Carrefour national de l'aquaculture et des pêches (CANAP) de Grande-Rivière (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le centre de recherche Merinov de Gaspé fait l’acquisition du Carrefour national de l’aquaculture et des pêches (CANAP) de Grande-Rivière, dont le bâtiment est fermé depuis 2010. Le ministère de l’Économie et de l’Innovation a accordé 17,3 millions de dollars à Merinov.

Merinov veut créer un centre intégré d’innovation en pêche et aquaculture qui accueillerait un plus grand nombre de chercheurs, d’entreprises, d’étudiants et de partenaires de recherche du secteur des pêches, mentionne son directeur général, David Courtemanche.

Notre ambition est aussi d’accompagner des entreprises qui veulent démarrer leurs activités. Ça nous permettra de créer 40 nouveaux projets d’ici cinq ans et des projets de recherches, pour générer plus de 50 millions de dollars en projet de recherches et développement dans le domaine des pêches, précise M. Courtemanche.

Un bâtiment administratif en brique près du golfe Saint-Laurent.

Le bâtiment administratif actuel de Merinov est situé sur la rue du Parc à Grande-Rivière.

Photo : Merinov

Merinov procédera aussi à différents travaux de rénovation et d’agrandissement pour doubler la superficie de ses espaces dès l’été 2022.

En tout, 20 emplois seront créés et 30 autres seront consolidés.

Outre l’acquisition du bâtiment, Merinov veut également rénover les infrastructures qui appartiennent au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), soit un projet de près de 20 millions de dollars financé à 90 % par Québec.

Par ailleurs, le MAPAQ cède à Merinov des terrains et des bâtiments pour une durée de 40 ans.

Des bassins d'eau dans un centre de recherche.

Merinov est un centre de recherche dans les domaines de la pêche, de l'aquaculture, de la transformation et de la valorisation de produits aquatiques.

Photo : Merinov

Des élus réclament des infrastructures sécuritaires

Au-delà des investissements en recherche, le maire de Grande-Rivière, Gino Cyr, mentionne qu’il faut aussi s’assurer que les pêcheurs capturent les ressources du golfe de façon sécuritaire.

Il attend par ailleurs un avis du gouvernement fédéral pour le financement d’un autre projet de 2 millions de dollars qui comprend la mise à l’eau sécuritaire des bateaux ainsi que d’un parc d’hivernage. Le maire rappelle que la pêche aux homards débute dans moins de trois semaines.

Nadia Minassian, préfète de la MRC de Rocher-Percé abonde dans le même sens. Pour continuer à aller chercher les ressources naturelles, il faut que les infrastructures de base soient en bon état. Il est vraiment temps que le fonds des pêches s’adapte à la réalité du territoire. Il est temps que les infrastructures de pêche de nos régions côtières et maritimes soient supportées par le gouvernement fédéral pour nous permettre d’aller plus loin dans la capture, revendique-t-elle.

Le CANAP : un échec démoralisant

En 2007, Nathalie Normandeau, alors vice-première ministre du Québec, avait inauguré le bâtiment qui abritait le CANAP. Beaucoup d’espoir avait été mis dans ce projet touristique et scientifique du secteur des pêches. Le projet de 6,7 millions de dollars avait été financé surtout par Québec.

Le CANAP aurait dû accueillir 10 000 visiteurs par année pour devenir rentable. Or, il n’a jamais franchi le cap des 4000. Il est fermé depuis 2010.

D'après le reportage de Bruno Lelièvre

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