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Pourriez-vous rembourser un prêt hypothécaire à 5,25 %?

La vitrine d’une succursale bancaire faisant la promotion de produits hypothécaires.

Une femme passe devant la vitrine d’une succursale bancaire faisant la promotion de produits hypothécaires dans le centre-ville de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Marc Godbout

Le régulateur bancaire fédéral souhaite resserrer ses « tests de stress » pour l’octroi de prêts hypothécaires non assurés, alors que le marché de l’immobilier connaît une flambée dans plusieurs villes canadiennes.

Le Bureau du surintendant des institutions financières propose de fixer à 5,25 % le taux d’intérêt qui sert à évaluer la capacité de remboursement des emprunteurs. Le taux plancher pour les prêts non assurés est actuellement de 4,79 %.

Une assurance prêt hypothécaire n’est pas nécessaire lorsque la mise de fonds est d’au moins 20 % du prix de vente. Cependant, un emprunteur potentiel est testé sur sa capacité à rembourser le prêt à un taux d’intérêt plus élevé. Si l’emprunteur échoue au test, le prêteur n’est pas autorisé à lui donner de l’argent.

Si les changements proposés s'opèrent, un emprunteur devra prouver qu’il est capable de continuer ses versements mensuels, même si son taux hypothécaire augmentait à 5,25 %.

De plus, le régulateur fédéral s’attend, au minimum, à ce que l’emprunteur puisse s'acquitter d’une hausse de deux points de pourcentage de son taux hypothécaire.

Le surintendant des Institutions financières, Jeremy Rudin.

Le surintendant des institutions financières, Jeremy Rudin

Photo : Radio-Canada

En point de presse jeudi, le surintendant Jeremy Rudin appelait les banques canadiennes et autres prêteurs à faire preuve d’une vigilance accrue, alors que les faibles taux d’intérêt incitent bien des Canadiens à acheter une propriété.

Si de saines pratiques de souscription de prêts hypothécaires résidentiels ont toujours été cruciales pour la sûreté et la stabilité des institutions financières, elles le sont encore plus aujourd’hui.

Une citation de :Jeremy Rudin, surintendant

Le surintendant s’inquiète du fait que des prêts hypothécaires sont remis trop librement. Selon lui, un taux plancher plus élevé permet de garantir que les emprunteurs auront la capacité d’effectuer leurs versements hypothécaires en cas de baisse de revenu ou de hausse des taux d’intérêt.

La proportion de prêts hypothécaires résidentiels en souffrance au pays reste toutefois très faible malgré la crise sanitaire – soit 0,23 % en janvier, selon le plus récent rapport de l’Association canadienne des banquiers.

M. Rudin suggère de revoir le taux plancher au moins tous les ans afin de refléter les risques et les enjeux économiques.

Le régulateur bancaire fédéral mènera des consultations au cours des quatre prochaines semaines et invite les Canadiens à lui faire part de leurs commentaires d’ici le 7 mai.

Les changements au taux plancher qui s'appliquerait aux prêts hypothécaires non assurés entreront en vigueur le 1er juin prochain.

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