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La fréquentation a diminué de moitié dans le réseau de la STM l’an dernier

Une demi-douzaine de passagers dans un métro AZUR.

Le métro de Montréal s'est en grande partie vidé de ses passagers en 2020.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La pandémie a fait disparaître la « classe sardine », constate-t-on dans le Rapport d'activité 2020 de la Société de transport de Montréal (STM).

Le document, rendu public jeudi (Nouvelle fenêtre), mentionne entre autres que le nombre de déplacements dans la métropole a diminué de 54,2 % l'année dernière par rapport à 2019.

L'année avait pourtant bien commencé, avec une croissance de 5 % de l'achalandage au cours des mois de janvier et février.

La pandémie, qui s'est abattue sur Montréal au moins de mars, a vidé le réseau de ses usagers, si bien qu'en avril, la fréquentation n'était plus qu'à 14 % de celle observée à la même période l’année précédente.

Une année de « crises »

Mais la COVID-19 n'est pas le seul défi qu'a dû relever en 2020 la STM qui a traversé, selon ses propres termes, une crise informatique à l'automne, après avoir été la cible d'une attaque au rançongiciel.

Cette péripétie, qui aura coûté 2 millions de dollars à la Société, n'aura finalement touché que 5 de ses 6500 ordinateurs, et 38 de ses 1000 serveurs.

Le rapport annuel de la STM revient en outre sur la saga des « bus immobiles » qui, avant la pandémie, faisait les manchettes.

La Société soutient que le nombre de véhicules en réparation est passé de 33 % en décembre 2019 à 19,2 % en moyenne pour l'année 2020.

Cette crise était en fait un passage obligé découlant de l'achat des 300 bus hybrides et électriques promis par Projet Montréal lors de la campagne électorale de 2017, explique dans le rapport le président du conseil d'administration de la STM, Philippe Schnobb.

Quelques tours de force

Cela dit, l'année 2020 n'a pas été que parsemée d'écueils.

Parmi ses bons coups, la STM souligne entre autres le prêt d'autobus pour la mise en place de centres de dépistage mobiles.

Elle se félicite en outre d'avoir instauré un environnement sécuritaire pour les chauffeurs de bus grâce à ses employés d'entretien, qui ont installé en un temps record plus de 2000 panneaux de plexiglas pour protéger les chauffeurs, ce qui a permis le retour de l'embarquement par la porte avant au cours de l'été.

À ce sujet, la CSN a fermement dénoncé jeudi la décision du gouvernement Legault d'exclure l'ensemble des travailleuses et des travailleurs de la STM des groupes prioritaires à l'égard du processus de vaccination qui vient de débuter.

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