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Le Bloc veut voir la forêt au coeur de la relance économique

Des bûches de bois.

L'industrie forestière salue la nouvelle stratégie nationale de production du bois.

Photo : Jenny Friedrichs/Pixabay

Le Bloc québécois veut créer 16 000 nouveaux emplois d’ici 10 ans en mettant l'industrie forestière au coeur de la relance économique. Étude à l’appui, le Bloc démontre que ce secteur délaissé par Ottawa permettrait de réduire les gaz à effet de serre et de lutter contre les changements climatiques.

Le Bloc québécois constate qu'Ottawa a investi 24 milliards de dollars dans l’industrie des hydrocarbures au cours des quatre dernières années, mais n'a accordé que 950 millions de dollars à l’industrie forestière, dont les trois quarts sont des prêts. Il demande donc au fédéral d'ajuster le tir.

Présentement, il n’y a pas de stratégie de la part du gouvernement fédéral. Si M. Trudeau est sérieux quand il parle d’un plan de relance vert, eh bien, le secteur tout désigné qui doit être soutenu, ce n’est pas celui des hydrocarbures, c’est celui de la foresterie, est d'avis le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard.

En s’appuyant sur une étude panquébécoise qu'il a commandée l'an dernier, le Bloc veut miser sur des énergies propres, dont des biocarburants faits à partir de sciure de bois. Il propose de remplacer l’acier et le béton par le bois dans la construction d'infrastructures publiques et de développer des matériaux issus de la forêt comme le bioplastique, alors que le papier, lui, est en déclin. Tout ça, sans augmenter les superficies de forêts récoltées au Québec.

Soyez assurés que nous avons comme grave préoccupation de ne jamais exploiter la ressource au-delà de sa capacité de renouvellement dans toute la diversité des essences que ça commande, affirme le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet.

Pour mettre ce plan en oeuvre, le gouvernement libéral devra modifier le code du bâtiment, ajouter un critère d’empreinte carbone dans l’octroi des contrats publics, mais aussi injecter de l’argent dans la recherche. Des mesures que le Bloc veut voir dans le budget du 19 avril, même s'il n'en fait pas une condition pour l’appuyer.

« Il peut assurément dans les 70 à 100 milliards d’investissements pour la sortie de crise de la pandémie avoir des sommes significatives. »

— Une citation de  Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Appui des municipalités

Le plan du caucus bloquiste permettrait de créer 16 000 emplois au Québec d’ici 2031. Les municipalités du Saguenay-Lac-Saint-Jean entendent faire pression sur Ottawa, comme elles l’ont fait pour l’aluminium.

[On veut] qu’il sente vraiment qu’il y a un front commun et qu’il dise : c’est par là qu’il faut aller, fait valoir le maire de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier.

Le lieutenant de Justin Trudeau au Québec assure que son gouvernement partage cette vision et que des discussions sont en cours.

On investit de plus en plus dans les ressources renouvelables, et il faut au départ qu'il y ait cette volonté politique là et elle est là. Il n'y a aucun gouvernement avant le nôtre qui a décidé de s'investir autant et de dire on va être carboneutre en 2050. Ce n'est pas dans longtemps 2050; on parle de 30 ans, indique Pablo Rodriguez.

Le Bloc québécois souhaite par ailleurs que le gouvernement Trudeau négocie une exemption totale des tarifs américains sur les exportations de bois d’oeuvre avec le nouveau président Joe Biden.

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