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Des chauffeurs d’autobus veulent être vaccinés en priorité

Un autobus d'écoliers.

Avant d'obtenir le plexiglas qui entoure son siège, un conducteur explique qu'il n'avait que son masque et sa visière pour le protéger alors que les élèves circulaient tout près de lui.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Radio-Canada

Des chauffeurs d’autobus scolaire de la Côte-Nord demandent de faire partie des groupes prioritaires de la vaccination contre la COVID-19.

Le président du syndicat des chauffeurs d’autobus scolaires Manic, Robert Jean, déplore que les conducteurs ne fassent pas partie de la liste prioritaire, étant donné que certains d'entre eux côtoient chaque jour une centaine d'élèves dans leur véhicule. De plus, les élèves circulent très près du chauffeur quand ils entrent et sortent du véhicule.

Ils parlent de la priorité des professeurs, garderies scolaires et ainsi de suite. Les concierges aussi ont priorité dans les écoles, mais nous autres aussi on est là, rappelle M. Jean.

Robert Jean au volant de son autobus scolaire.

Robert Jean est le président du syndicat des chauffeurs d’autobus scolaires Manic.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Aux Bergeronnes, Martial Hovington fait partie des chauffeurs qui sont inquiets. Il explique que l’arrivée des variants sur la Côte-Nord a exacerbé les craintes d’attraper le virus.

Moi, en tout cas, je suis sur les nerfs, et les autres chauffeurs à qui j'ai parlé sont sur les nerfs. Ils nous recommandent deux cellules familiales, quatre personnes, et moi, quand je prends les enfants le matin, bien c'est 30 à 35 cellules familiales que j'ai là.

Un chauffeur dans son autobus scolaire

Martial Hovington aimerait aussi que les chauffeurs soient avertis rapidement si un élève qui utilise un autobus reçoit un test positif à de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Martial Hovington explique qu'avant d'obtenir le plexiglas qui entoure maintenant son siège de conducteur, seulement son masque et sa visière le protégeaient de la trentaine d'élèves qui circulaient dans l'entrée étroite de l'autobus. Le président du syndicat précise par ailleurs que ce ne sont pas tous les chauffeurs qui ont l'autorisation de se munir d'un tel plexiglas.

De plus, les chauffeurs d’autobus disent toujours attendre de recevoir leur prime de rétention promise par Québec en octobre dernier. Six mois plus tard, certains n'ont toujours aucune nouvelle de cette prime.

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