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Le Nouveau-Brunswick accusé de « précipiter » le retour en classe au secondaire

Un organisme jeunesse et un groupe de parents s’inquiètent du retour en classe à temps plein.

Des élèves d'une école secondaire descendent un escalier à Bonn, en Allemagne, le 12 août 2020. On ne voit que leurs jambes. Des flèches sont dessinées sur le sol avec du papier collant jaune pour diriger les gens dans une direction ou une autre.

Un organisme jeunesse et un groupe de parents estiment que la province précipite inutilement le retour à temps plein des élèves du secondaire.

Photo : Reuters / Wolfgang Rattay

Radio-Canada

Un regroupement de parents et un organisme jeunesse au Nouveau-Brunswick unissent leurs voix pour demander au gouvernement provincial de reconsidérer sa décision de renvoyer les élèves du secondaire sur les bancs d'école à temps plein.

Il est prévu que ceux-ci retournent en classe à temps plein dès lundi, dans toutes les régions de la province sauf dans la zone 4, où une éclosion de COVID-19 exige l'imposition de mesures sanitaires plus sévères, selon le gouvernement.

Actuellement, les élèves du secondaire vont en classe un jour sur deux, et reçoivent un enseignement à distance les autres jours.

Fin d’année scolaire

L’Association francophone des parents du Nouveau-Brunswick (AFPNB) et la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick (FJFNB) redoutent notamment que les fréquents changements dans la routine des élèves aient un impact négatif sur leur santé mentale, et par conséquent des répercussions sur leur réussite aux examens de fin d’année.

Les jeunes sont également très inquiets de devoir faire face à un nouveau changement et à la mise en place de nouvelles routines trois mois avant la fin de l’année. On remarque que l’anxiété est accentuée chez les élèves du secondaire qui voient leurs examens approcher, déclare Simon Thériault, le président de la Fédération des jeunes francophones.

Un élève de 12e année à l’école Fredericton High, Erin MacNeil, a également écrit une lettre au ministre de l'Éducation Dominic Cardy pour demander au gouvernement de reconsidérer la décision de renvoyer les élèves du secondaire à l'école à temps plein. Il croit que les risques de propagation du virus sont trop importants.

Un retour en classe précipité

Chantal Varin le 2 février 2019.

La directrice générale de l’Association francophone des parents, Chantal Varin

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Les parents s’inquiètent de voir s’entasser les élèves dans des écoles bondées où il sera impossible de maintenir une distanciation physique, affirme de son côté la directrice générale de l’Association francophone des parents, Chantal Varin.

Le regroupement de parents d’élèves affirme qu’il est même impossible de mettre en place des mesures sanitaires strictes dans certaines écoles.

Les deux groupes interpellent le ministère de l’Éducation. Ils disent ne pas comprendre pourquoi le gouvernement provincial veut précipiter ce retour alors que l’année scolaire est presque terminée.

Ils craignent aussi que la fréquentation à temps plein des écoles ne facilite la propagation du virus et de nouveaux variants et engendre de nouvelles éclosions.

Sur Twitter, mercredi, le ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy, a déclaré, en réponse à un interlocuteur qui mettait en doute le plan de retour en classe, que son ministère n'était pas responsable de la décision.

M. Cardy a expliqué qu'il s'agissait d'une décision du Cabinet gouvernemental, basée sur la recommandation de la santé publique.

Lors du point de presse sur la COVID-19, jeudi, la ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, a maintenu que le ministre Cardy et elle-même étaient sur la même longueur d'onde à ce sujet.

Il n'y a pas de plan parfait. Nous atténuons les risques, nous faisons de notre mieux avec les protocoles de sécurité, a-t-elle déclaré.

Dorothy Shephard assise en conférence de presse.

Dorothy Shephard, ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, en conférence de presse le 8 avril 2021.

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

La députée d’opposition Megan Mitton, du Parti vert du Nouveau-Brunswick, est elle-même inquiète du retour en classe à temps plein. Ça ne donne pas beaucoup de confiance dans le plan quand on voit que le ministre d'Éducation a encore des questions et des inquiétudes à propos de ça, soutient-elle.

Malgré plusieurs demandes, il nous a été impossible d'obtenir une entrevue avec le ministre Dominic Cardy, mais il a fait parvenir une déclaration écrite.

Je sais bien que les apprentissages en personne procurent de nombreux avantages et que plusieurs familles souhaitent revenir à un enseignement en classe à temps plein le plus tôt possible. Naturellement je me suis posé des questions et j’ai eu des préoccupations au sujet des effets sur les élèves et le personnel scolaire, écrit-il.

Il indique que les mises à jour des plans de retour à l’école pour les jeunes du secondaire ont été fortement recommandées par les autorités de la santé publique.

Avec des renseignements de Michel Corriveau

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