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Opération policière à Laverlochère : Johny Sabater demeure détenu

Une voiture de la Sûreté du Québec bloque une partie de la rue Rivest.

Plusieurs résidences du secteur avaient dû être évacuées. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

L’enquête sur remise en liberté de Johny Sabater n’aura pas permis à l’homme de 27 ans de sortir du centre de détention d’Amos, où il est détenu depuis 44 jours.

Le 23 février dernier, Johny Sabater s'est barricadé et a tenu les policiers en haleine pendant plus de 15 heures à Laverlochère.

Il fait face à 10 chefs d’accusation, notamment d’avoir déchargé intentionnellement une arme à feu en direction d’un lieu sachant qu’une personne s’y trouvait.

L’avocat à la défense, Me André Levasseur, demandait que son client soit libéré pour suivre une thérapie fermée de trois mois.

De l’aveu même de Sabater, il doit régler ses problèmes de consommation et de santé mentale.

Depuis 2015, l’accusé est aux prises avec une dépendance aux drogues dures. Il a avoué avoir des réactions excessives et impulsives.

La Couronne est revenue sur les faits allégués entourant les événements du 23 février dernier. Une ordonnance de non-publication nous empêche d’en dévoiler le contenu.

Johny Sabater est aussi accusé d’avoir braqué une arme à feu sur un individu, d’avoir proféré des menaces, d’agression sexuelle, de voies de fait et de conduite avec facultés affaiblies. Il possède aussi des antécédents judiciaires en semblable matière.

Une banderole de la Sûreté du Québec empêche les automobilistes d'emprunter la rue où se déroule l'opération policière.

Les policiers ont été tenus en haleine pendant plus que 15 heures. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Ne pas perdre la confiance du public

Le juge Jacques Ladouceur a été catégorique en refusant la demande de remise en liberté. Selon lui, les crimes reprochés justifient actuellement la détention de l’accusé, bien qu'il demeure innocent jusqu’à preuve du contraire. Il a affirmé que certaines accusations qui pèsent contre l’accusé peuvent entraîner entre une et quatre années d’emprisonnement.

Il a aussi mentionné que, de toute évidence, si je remettais monsieur en liberté aujourd’hui, clairement, la confiance du public envers l’administration de la justice serait minée. D’ailleurs, il a aussi fait allusion aux huit féminicides commis au Québec depuis le début de l’année 2021.

Johny Sabater doit revenir en cour le 17 mai pour la suite des procédures.

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