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Le gouvernement du Canada injecte 1,4 M$ pour l'entretien des sentiers de motoneige

La surfaceuse entretient un sentier de motoneige.

Six clubs de motoneigistes de l'Abitibi et du Nord-du-Québec reçoivent en moyenne 200 000$ pour se doter de nouvelles surfaceuses.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le gouvernement du Canada investit 1,4 million de dollars dans 7 clubs quads et motoneigistes de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec.

Le leader du gouvernement à la Chambre des communes, Pablo Rodriguez, en a fait l’annonce lors d’une conférence de presse en ligne jeudi matin.

Dans le cadre de l'initiative tourisme hivernal de Développement économique Canada, le Club Quad du Cuivre de Rouyn-Noranda ainsi que 6 clubs de motoneige recevront une contribution moyenne de 200 000 $.

Pour les clubs de motoneige, ces sommes serviront à l’achat de nouvelles surfaceuses de sentiers.

Le lieutenant du Québec à la Chambre des communes s'adresse aux journalistes en conférence de presse sur le web.

Pablo Rodriguez procédait à l'annonce au nom de la ministre du Développement économique, Mélanie Joly.

Photo : Capture d'écran de la conférence de presse du 8 avril

Selon Mario Poirier, administrateur régional à la Fédération des clubs de motoneige du Québec, les budgets limités des clubs de motoneige de la région ne permettent pas de procéder au renouvellement de la flotte de surfaceuses sans aide gouvernementale.

C’est toujours bien accueilli, l’aide du gouvernement et même du milieu, quand c’est possible. Il faut savoir que le coût moyen d’une surfaceuse aujourd’hui avec la gratte, on parle de 370 000 $. Les clubs, ce sont des clubs bénévoles qui fonctionnent avec des budgets excessivement restreints, ils ne peuvent pas assumer ça à eux seuls , soutient M. Poirier.

Le rajeunissement de la flotte de surfaceuses permettra également selon M. Poirier d’assurer une plus grande sécurité pour les bénévoles chargés de l’entretien des sentiers.

Le surfaçage se fait très souvent de nuit. Dans des tronçons entre Matagami et Amos, par exemple, le chauffeur est seul dans le bois, à 100 kilomètres de la première maison. Quand il y a des tempêtes de neige ou qu’il fait -30, il faut vraiment qu’il puisse se fier à sa machine , affirme-t-il.

Des feuilles et des banches se trouvent à travers les sentiers près du ski d'une motoneige.

Les investissements permettront de préserver la qualité des 4200 kilomètres de sentiers entretenus dans la région.

Photo : Radio-Canada

Mario Poirier soutient également que le renouvellement de la flotte permettra d’améliorer l'empreinte écologique de l’industrie de la motoneige dans la région.

Les nouvelles machines, avec les normes environnementales, sont obligées de répondre à des normes beaucoup plus strictes d’émissions de gaz à effets de serre. Les machines au diesel fonctionnent maintenant avec de l’urée. Les nouveaux modèles sont maintenant 50 % plus propres que les modèles qui ont à peine 10 ans , souligne-t-il.

Une reconnaissance du travail des bénévoles

Pour Randa Napky, directrice générale de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, ces investissements permettront de préserver l'actif que représentent les 4200 kilomètres de sentiers de motoneige dans la région.

C’est une forme de reconnaissance pour les membres de nos clubs qui entretiennent nos sentiers, de voir que le gouvernement s’intéresse à investir dans la qualité du travail qu’ils effectuent pour qu’on puisse en faire une activité économique, indique-t-elle.

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