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Archives

La musique du groupe 1755 fait vibrer l’Acadie depuis les années 1970

Guitare à la main, deux chanteurs du groupe 1755 chantent sur scène.

En 1994, à l'occasion du Congrès mondial acadien, le spectacle du groupe 1755 a attiré 10 000 personnes au Colisée de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le groupe musical 1755 se produit sur les scènes acadiennes depuis plus de 40 ans. Violon, guitare, banjo et harmonies vocales se mêlent pour créer des chansons festives. Retour en archives sur les grands moments de cette formation musicale légendaire.

Depuis ses débuts, en 1977, les chansons de 1755 sont chantées partout en Acadie. Ce groupe, dont le nom évoque l'année de la grande déportation des Acadiens, a eu une portée inespérée dès le départ. Ses chansons ont su traverser le temps.

Les mélodies de 1755 ont suscité une prise de conscience de l’identité francophone dans les Maritimes. Dans les paroles du poète Gérald Leblanc, considéré comme le sixième membre du groupe, les Acadiens ont trouvé un message revendicateur et rassembleur.

Les paroles de ces chansons racontent la réalité quotidienne des Néo-Brunswickois francophones dans le langage populaire et le chiac.

Composé de Kenneth Saulnier, Pierre Robichaud, Roland Gauvin, Donald Boudreau et Ronald Dupuis, ce groupe puise ses influences musicales dans le folk, le country, la musique traditionnelle et le rock.

Comme l’explique le guitariste et chanteur Roland Gauvin, les membres du groupe se considèrent choyés, et leur succès auprès de la communauté acadienne a dépassé leurs attentes.

« Avant ça, c’étaient plutôt des chansonniers, des chorales. C’était plus de la musique folklorique. Tout à coup arrivait un groupe avec une musique endiablée qui prenait ses racines d’un peu partout, de toutes sortes de styles musicaux, qui voulait s’exprimer en français. Dans un français qu’on parlait tous les jours. Savoir que ça aurait cet effet-là? Jamais de la vie! »

— Une citation de  Roland Gauvin, chanteur et guitariste

Le premier album éponyme du groupe est lancé le 11 octobre 1978. C’est le plus connu des trois opus qu’a produits la formation, avec des titres comme C.B Buddie, La maudite guerre, U.I.C, Rue Dufferin, Boire ma bouteille et Le monde a bien changé.

Le groupe acadien 1755 chante sa chanson « le monde a bien changé ». Réalisatrice : Lise Chayer. Directeur musical : Pierre Robichaud.

Un an après la sortie de son premier album, le 20 octobre 1978, le groupe interprète Le monde a bien changé à l’émission Vedettes en direct.

Sorti en 1979, le deuxième album, intitulé Vivre à la Baie, contient lui aussi des titres à succès comme La gang arrive, Southville et Vivre à la Baie.

Au début des années 1980, le groupe frappe quelques écueils, notamment avec sa compagnie de disques québécoise, Presqu’île, qui connaît des difficultés.

Dans ce reportage du 18 juin 1982, le journaliste Daniel Poirier revient sur les débuts de 1755.

Reportage de Daniel Poirier sur le passage difficile qu’a connu le groupe et leur retour avec de nouveaux membres et un nouvel album. Entrevue avec le musicien Roland Gauvin.

En 1984, deux ans après la parution du troisième album, Synergie, le groupe se sépare. Ses chansons restent cependant bien ancrées dans l’univers culturel acadien.

En 1994, 1755 remonte sur scène au Colisée de Moncton à l'occasion du Congrès mondial acadien. Ce spectacle de retrouvailles attire plus de 10 000 personnes.

Lors de cette soirée mémorable, le groupe enchaîne tous ses succès devant une foule survoltée qui en connaît toutes les paroles.

Le 22 août 1994, le journaliste Guy Leblanc décrit l’ambiance qui règne durant le concert au Colisée de Moncton. Il recueille ensuite les commentaires des membres du groupe et des spectateurs à la suite de l’événement. La fierté d’être acadien est à son comble : les drapeaux tricolores étoilés sont partout.

Reportage de Guy Leblanc sur le grand spectacle retrouvailles du groupe 1755 à l’occasion du congrès mondial acadien où le groupe s’est produit devant une foule survoltée de 10 000 personnes au colisée de Moncton.

Après cette réunion plus que réussie, le groupe sera invité à de multiples reprises à prendre part à divers festivals. Ce sera en quelque sorte une renaissance.

1755 est invité au festival Acadie rock en 2017 pour souligner ses 40 ans. À cette occasion, la journaliste Camille Bourdeau mène une entrevue avec le chanteur et guitariste Roland Gauvin.

Reportage et entrevue de la journaliste Camille Bourdeau avec Roland Gauvin sur les 40 ans du groupe musical acadien 1755.

L’artiste explique à quel point la pérennité du groupe lui fait chaud au cœur.

« Quand on fait nos spectacles, des gens de plusieurs générations viennent. Les gens qui étaient là au tout début, qui nous ont encouragés dans les bars, les tavernes, qui ont acheté les premiers disques, il y a leurs enfants, et maintenant on commence à voir les petits-enfants, qui connaissent les chansons comme les parents et les grands-parents. »

— Une citation de  Roland Gauvin

Pour ses 40 ans, 1755 a fait paraître un recueil avec les paroles et les partitions musicales de tout son répertoire. C'était une demande qui revenait souvent de la part de musiciens amateurs.

Chanter des chansons de 1755 autour d'un feu de camp dans les Maritimes est une tradition qui ne risque pas de s’éteindre.

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