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Un bureau de projets se penchera sur la sécurisation de la route 117

François Bonnardel s'adresse aux journalistes lors d'une conférence de presse le 8 avril 2021.

Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, en compagnie de la députée d'Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, et du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Le ministre des Transports, François Bonnardel, a annoncé jeudi la création d’un bureau de projets qui aura le mandat de se pencher sur la sécurisation de la route 117 entre Val-d’Or et Rouyn-Noranda.

Une équipe spécialisée sera créée d’ici l’été à la direction régionale du ministère des Transports du Québec (MTQ). Elle aura pour mandat de mener des consultations auprès des municipalités, des citoyens et des entreprises pour proposer des solutions afin d’améliorer la fluidité et la sécurité de ce tronçon.

On sait que c’est une demande attendue depuis très longtemps dans la région. La 117 est un gros morceau et un corridor économique important. Il fallait agir et on lance un signal fort aujourd’hui, affirme le ministre.

Le député d’Abitibi-Est, Pierre Dufour, qui avait fait du dossier de la 117 une promesse électorale en 2018, voit cette annonce comme le premier jalon vers un grand projet à long terme, qui pourrait se concrétiser d’ici 10 ou 15 ans.

On sait que certains préfets auraient voulu qu’on accélère encore plus, mais on arrive aujourd’hui avec des résultats, lance-t-il. Pour en arriver à ce que ça se retrouve au Plan québécois des infrastructures, ça prend un projet complet et bien structuré, et c’est ce que pourra préparer l’équipe dédiée du bureau de projets. Ça va prendre un certain temps, mais on va continuer à faire des améliorations entre-temps, comme on le fait avec la courbe Brière, par exemple.

Alors que le MTQ évoque l’ajout de voies de dépassement ou de bandes rugueuses centrales, Pierre Dufour estime que toutes les options devront être étudiées.

On va laisser les gens du ministère travailler, mais personnellement, je ne crois pas qu’on puisse se contenter d’essayer des choses, explique-t-il. Ça sera aux gens de proposer des alternatives et de regarder avec les élus quels sont les chemins de passage. Mais la 117 comme on la connaît présentement doit être améliorée, c’est certain, surtout dans le corridor Val-d’Or-Malartic, qui est devenu très dangereux.

Une voiture amorce une courbe prononcée sur une route régionale.

La « courbe Brière », située sur la route 117 entre Rivière-Héva et Malartic, fera l'objet d'une réfection. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Stratégie pour les ponts

Par ailleurs, le ministre Bonnardel a aussi profité de son passage à Val-d’Or pour confirmer des investissements majeurs sur les infrastructures routières de l’Abitibi-Témiscamingue.

Près de 38 millions de dollars seront investis dans 85 ponts au cours des deux prochaines années. L’objectif d’ici 2031 est d’effacer une partie du retard que vit la région par rapport au reste du Québec en ce qui concerne le bon état de ses 438 infrastructures. En 2019, 59,8 % et 30,1 % des structures sur les réseaux supérieur et municipal étaient jugées en bon état, contrairement à 76,7 % et 59,4 % à l’échelle du Québec.

On va pouvoir poser des actions rapidement pour sécuriser le réseau et rassurer les municipalités et les entreprises, qui sont souvent prises au dépourvu par les réductions de charges sur les ponts. On va ajouter les ressources clés pour accélérer la réalisation des projets, souligne le ministre Bonnardel.

Les secteurs d’intervention prioritaires du MTQ seront à Macamic, Amos et Ville-Marie. Le MTQ mettra aussi en place une stratégie d’attraction de la main-d’œuvre, y compris des primes pour les ingénieurs qui viendront travailler en Abitibi-Témiscamingue.

Les préfets ravis

La Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue (CPAT) accueille avec joie l’annonce de la création d’un bureau de projet pour la route 117.

Martin Ferron parle derrière un lutrin avec le logo de la MRC.

Martin Ferron, préfet de la MRC de la Vallée-de-l'Or et président de la Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Les élus de la région avaient fait cette demande au gouvernement il y a un an, car ils s’inquiétaient du danger sans cesse grandissant sur cet axe routier. Pour le président de la CPAT, Martin Ferron, il était grand temps que Québec s’attaque au dossier.

Ça répond au cri du cœur qu’on avait lancé au nom de tous les citoyens de la région, affirme-t-il. Ça fait des années qu’on adresse des demandes sporadiques, mais il fallait prendre le taureau par les cornes. C’est une première annonce importante. On va pouvoir cesser de tourner en rond et déposer quelque chose de concret au gouvernement.

Martin Ferron estime que tous les scénarios devront être étudiés, même celui d’une route à quatre voies divisées sur certains tronçons.

On veut plus que des idées de petites réfections, lance-t-il. On parle d’un projet de société qui aura des impacts pour toute la région, le Nord-du-Québec et notre connexion vers le Nord-Est ontarien. C’est sûr que le Ministère a beaucoup de travail devant lui pour prendre toutes les informations et faire ses consultations. Ça va prendre des années avant que tout soit complété, mais on n’attendra pas 10 ans avant un premier coup de pelle. On va travailler pour s’assurer que ça chemine bien au cours des prochaines années.

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