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La C.-B. ne dit toujours pas quand recommencera la vaccination des enseignants

Les contraintes liés au vaccin d'AstraZeneca ont court-circuité la vaccination auprès des travailleurs essentiels dans la province.

Un élève masqué dans un autobus.

Les écoles de la Colombie-Britannique ont été le théâtre de nombreuses éclosions de COVID-19 depuis le début de l'année.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Alors que la course entre les vaccins et les variants domine le discours public au pays, la suspension de la campagne de vaccination des enseignants en Colombie-Britannique cause de la frustration. La province ne dit cependant pas quand celle-ci pourra reprendre.

Donc, rien à l’horizon pour les enseignants de Vancouver demande Marie-Christine Michel. Ça me rend tellement triste. L’enseignante de 7e année dans une école d'immersion aimerait que les autorités sanitaires reconnaissent l’urgence de protéger le personnel enseignant.

Je suis déçue, mais aussi frustrée par ce qu’on nous demande d’accomplir sans protection.

La suspension de l’inoculation du vaccin d'AstraZeneca aux personnes de moins de 55 ans a court-circuité la campagne auprès des travailleurs essentiels dans la province.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Espoir d'une reprise prochaine

C'est pour le moment une pause pour ce programme, jusqu'à ce que nous obtenions plus d'information sur la façon dont nous pouvons le reprendre, explique la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry.

Nous sommes donc en train de calibrer, dit-elle. Nous allons suivre ce qui se passe dans le monde avec les données sur ce vaccin et je suis sûre que nous pourrons reprendre ce programme bientôt.

La ministre de l’Éducation, Jennifer Whiteside, garde bon espoir que le programme de vaccination des travailleurs essentiels pourra reprendre .

Bien sûr, cela dépend de l'offre, précise-t-elle.

La Dre Henry compte en outre sur la mise en marché de vaccins supplémentaires, comme celui de Johnson & Johnson ou de Novavax.

Un enfant lève le doigt dans une salle de classe.

La ministre de l’Éducation, Jennifer Whiteside, garde bon espoir que le programme de vaccination des travailleurs essentiels pourra reprendre.

Photo : Reuters / Stephane Mahe

La priorité aux personnes âgées avant les travailleurs essentiels

Les vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna contre la COVID-19 sont, de manière générale, réservés aux personnes appartenant à des groupes ciblés.

Le vaccin d’AstraZeneca, d’abord non recommandé aux plus de 65 ans, a donc été offert à la population active plus jeune en étroit contact avec le public. 

Dans les jours qui ont suivi cette annonce, le 18 mars dernier, des milliers d’enseignants de Surrey, dans le Grand Vancouver, ont pu être vaccinés.

Or, à la fin du mois dernier, le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) recommandait d'arrêter d'inoculer le vaccin d'AstraZeneca aux personnes de moins de 55 ans, pour des raisons de sécurité.

Lorsque la décision a été prise de laisser la priorité aux personnes âgées plutôt qu’aux travailleurs essentiels, la campagne de vaccination des enseignants a donc été freinée.

Une annonce prochainement

Une mise à jour sur la campagne de vaccination sera faite au cours des prochains jours, indique le ministère de la Santé dans un courriel.

Questionné au sujet de la vaccination de ses employés, le Conseil scolaire francophone (CSF), dont les écoles se trouvent dans l'ensemble de la province, s’en est remis au gouvernement.

Selon Marie-Christine Michel, l'obligation de continuer d'enseigner sans la protection d'un vaccin est ressentie par les enseignants comme un manque de respect .

Notre rôle est essentiel, mais notre santé ne l’est pas.

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