•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Variants : la Colombie-Britannique est en voie de rattraper l'Ontario

Des gens à la place Robson Square à Vancouver, en Colombie-Britannique.

Le pourcentage des cas de variants du coronavirus en Colombie-Britannique devrait atteindre 60 %.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Le taux de variants du SRAS-CoV-2 en Colombie-Britannique devrait égaler celui de l’Ontario dès le mois prochain, selon les autorités sanitaires de la province.

Le variant B.1.1.7., dit d’origine britannique, compte pour 60 % des cas recensés en Ontario, alors qu’en Colombie-Britannique l’estimation est d’environ 30 % à l’heure actuelle.

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, admet que cette souche mutante semble avoir l'avantage concurrentiel dans la province.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Des données retardées

La Colombie-Britannique analyse plus de 90 % des échantillons positifs pour déterminer s’il s’agit de variants, un processus qui prend plusieurs jours. Les laboratoires doivent ensuite effectuer un nouveau séquençage afin de déterminer de quelle souche il s’agit.

Ce processus rend les données dévoilées par les autorités désuètes au moment de l’annonce, explique le mathématicien et modéliste Jens von Bergmann. Le taux de variants parmi les infections reflète ainsi davantage le portrait de la semaine passée ou de la précédente.

Les retards dans les données mènent à des retards dans les mesures prises, déplore Jens von Bergman.

Le P1 prend du galon à Whistler et dans le Grand Vancouver

Le variant en provenance du Brésil, appelé variant P1, prend également de l’ampleur dans les communautés de Whistler et du Grand Vancouver.

La contagiosité élevée de cette souche du coronavirus fait en sorte que 410 nouvelles personnes ont été infectées la semaine dernière dans la région sanitaire de Howe Sound. Cela représente 1 % de cette population, notamment les résidents de Whistler, de Pemberton et de Squamish.

Il existe un fort risque de propagation parmi l’ensemble des petites communautés qui parsèment la région entourant le centre de ski Whistler-Blackcomb, selon la mairesse de Squamish, Karen Elliott.

Des planchistes sortent du point d'arrivée du téléphérique de Whistler.

La station de ski Whistler-Blackcomb ferme ses portes jusqu'au 19 avril prochain.

Photo : Mitchell Winton

Les cas ne concernent pas seulement chez les jeunes à Whistler, ils se propagent dans les familles.

Les premiers intervenants et les équipes de secours de la région n'ont pas été vaccinés, rappelle Karen Elliott, invitant le public à renoncer à se rendre dans les montagnes environnantes.

Nous demandons aux gens de rester près de chez eux et de ne pas prévoir de visites dans la région Sea-to-Sky. Ce n'est pas le moment , ajoute-t-elle.

L'âge médian des personnes infectées par le variant P1 est de 30 ans, alors qu’il est de 35 ans pour les autres variants préoccupants, affirme le ministre de la Santé de la province, Adrian Dix.

Le centre de ski Whistler-Blackcomb a été fermé par les autorités sanitaires à la fin du mois de mars.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !