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La SOPFEU se prépare à un printemps critique

Des arbres calcinés avec de la neige au sol.

Le printemps est une saison très propice à l'éclosion de nombreux incendies de broussailles et de forêts (archives).

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Radio-Canada

L'arrivée hâtive du printemps est synonyme d'un danger d'incendie élevé dans les forêts québécoises, prévient la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) qui se prépare en vue d'une saison dite « critique ».

La période printanière, c'est vraiment une période critique pour nos feux de forêt, rappelle l'agente à la prévention et aux communications pour la Direction régionale de l'Est de la SOPFEU.

Dès que les journées commencent à s'ensoleiller, le danger d'incendie monte rapidement, souligne Mme Gariépy en entrevue à l'émission Bonjour la Côte.

Elle ajoute qu'en général, la totalité des feux de forêt printaniers sont causés par l'activité humaine, puisqu'il est encore trop tôt pour observer des déclencheurs naturels, comme la foudre.

« On se dit : "Bon, il y a eu de la neige alors c'est encore un peu humide''. Mais ce qu'on a au sol, ce sont les vieilles feuilles de l'automne d'avant et ça s'assèche très, très rapidement avec le soleil, la chaleur et le vent. »

— Une citation de  Isabelle Gariépy, agente de prévention et aux communications pour la SOPFEU

Mme Gariépy rappelle aussi que les feuillus n'ont pas encore de feuilles au printemps, ce qui constitue un autre facteur de risque. Il n'y a pas de protection qui se fait au niveau de la forêt, explique-t-elle.

C'est aussi une des raisons pourquoi le printemps est critique. On n'aura pas d'incendie en profondeur, mais on va avoir des incendies de surface qui peuvent aller très, très rapidement, prévient l'agente.

Par ailleurs, la présence de la tordeuse des bourgeons de l'épinette peut compliquer le travail des pompiers forestiers.

On n'a pas de données à savoir si la tordeuse va donner plus de feux de forêt. Mais il demeure que, quand on combat dans des secteurs où la tordeuse est passée, on peut avoir du bois mort dangereux qui peut tomber, alors le combat est plus difficile dans ces secteurs, indique Mme Gariépy.

Elle invite donc la population à faire preuve de prudence en brûlant des résidus ou en allumant des feux de camp, notamment en s'assurant qu'il n'y ait pas trop de vent.

Un papillon de la tordeuse des bourgeons de l'épinette sur une feuille.

Un papillon de la tordeuse des bourgeons de l'épinette sur une feuille

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

De son côté, la SOPFEU prépare déjà l'ouverture prochaine de ses stations météo de l'Est-du-Québec et la formation de ses nouvelles recrues, dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.

On a eu une belle période de recrutement cette année. Elle s'est étalée plus longtemps, de novembre à janvier, précise l'agente de prévention.

On a réussi à aller chercher beaucoup plus de candidatures qu'on en avait dans les années passées. On est très heureux des candidatures reçues, se réjouit Mme Gariépy.

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