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Congés de maladie : Doug Ford accuse ses critiques de « jouer à des jeux politiques »

Doug Ford en conférence de presse.

Le premier ministre de l'Ontario Doug Ford annonce le 7 avril de nouvelles restrictions.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Le premier ministre ontarien impose à nouveau un ordre de rester à la maison, mais continue à refuser d'obliger les employeurs à offrir des congés de maladie payés à leur personnel.

C'est pourtant ce que réclament depuis des mois les partis d'opposition et des syndicats, mais aussi nombre d'experts médicaux et même les chefs de la santé publique à Toronto, Ottawa et dans la région de Peel.

Selon eux, il est essentiel que les employés des entrepôts et des supermarchés, notamment, bénéficient de congés de maladie rémunérés pour qu'ils restent à la maison s'ils ont des symptômes de la COVID-19, évitant ainsi de propager le virus.

M. Ford, lui, répète que le gouvernement fédéral a déjà un programme pour aider ces travailleurs, la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (Nouvelle fenêtre).

Il accuse ses critiques de jouer à des jeux politiques.

Toutefois, la prestation offerte par Ottawa se limite à 500 $ par semaine (450 $ après les retenues d'impôt), et ce, pour un maximum de quatre semaines.

Par ailleurs, pour être admissible, un travailleur doit répondre à plusieurs critères, y compris l'incapacité de travailler pendant au moins 50 % de la semaine pour se mettre en isolement.

Les critiques du programme disent que le montant offert est inférieur à celui que toucherait un employé à temps plein au salaire minimum, sans parler des délais de traitement de la demande. Par ailleurs, la prestation ne garantit pas la sécurité d'emploi du travailleur qui s'en prévaut.

Après avoir pris le pouvoir en 2018, le premier ministre Ford avait aboli la disposition adoptée par le précédent gouvernement libéral qui garantissait aux travailleurs jusqu’à 10 jours annuels de congé pour une maladie ou une urgence personnelle, y compris 2 journées rémunérées. Pour M. Ford, il s'agissait d'un frein à la création d'emplois.

Le NPD ontarien souligne que ce ne sont pas seulement les adversaires politiques des progressistes-conservateurs qui réclament présentement des congés de maladie payés, citant entre autres l'Association médicale de l'Ontario, l'Association des hôpitaux de l'Ontario, l'Association des infirmières autorisées de l'Ontario et les maires de Toronto et de Brampton.

À Toronto, la médecin hygiéniste, la Dre Eileen de Villa, souhaite que le gouvernement provincial institue un programme comprenant pas moins de 5 jours de maladie pour tous les travailleurs après trois mois d'emploi et 10 jours de congé de maladie payés lors d'une urgence de maladie infectieuse telle que la pandémie en cours.

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