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Le député Kevin Arseneau dénonce une absence d'interprétation simultanée

Kevin Arseneau en mêlée de presse.

Kevin Arseneau, député du Parti vert, souhaite que les députés et les fonctionnaires puissent travailler dans leur langue maternelle en tout temps, comme le prévoit la loi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le député vert de Kent-Nord, Kevin Arseneau, dénonce l’absence d'interprétation simultanée lors d'une importante réunion organisée par le premier ministre, Blaine Higgs, l'été dernier.

Monsieur le Premier ministre, en tant qu'Acadien, j'aurais aussi aimé faire partie de la solution, mais malheureusement vous m'avez tassé de côté, lance Kevin Arseneau.

Le député fait référence à une réunion organisée avant les élections de l’année dernière. Le premier ministre Blaine Higgs demandait alors aux partis d'opposition de garantir la stabilité de son gouvernement minoritaire.

J'aurais aimé participer beaucoup plus activement et beaucoup mieux à ces discussions-là en pouvant m'exprimer avec des mots que je peux comprendre plus facilement, que je peux utiliser plus naturellement, explique Kevin Arseneau.

Blaine Higgs en entrevue.

Le premier ministre Blaine Higgs affirme qu'il faut être compréhensif et tolérant, car la pandémie perturbe l'offre de certains services (archives).

Photo : Radio-Canada

Le premier ministre Higgs dit que tous les participants pouvaient s'exprimer dans la langue officielle de leur choix, mais sans interprétation simultanée. Blaine Higgs lui-même aurait compris peu de choses de ce qui aurait pu être dit en français.

Et, selon le premier ministre, certains services n'étaient pas disponibles à cause de la pandémie. Il faut comprendre la situation et faire preuve de tolérance, dit-il.

Le député a porté plainte à la commissaire aux langues officielles, mais cette dernière a rejeté la plainte en estimant qu'il s'agissait d'une réunion multipartite. Or, le premier ministre a reconnu que la réunion avait été organisée par son bureau.

Surtout pendant des discussions d'une importance comme celle-là qui avaient lieu où on parlait d'un gouvernement qui reste en place ou qui va tomber. Il me semble qu’en tant que francophone je devrais avoir le droit d'influencer cette décision-là, estime Kevin Arseneau.

Le député Arseneau, qui n'hésite pas à dénoncer tout manquement au respect de la Loi sur les langues officielles, entend bien continuer sur cette voie.

Si on veut avancer de ce côté-là, il va falloir qu'on pousse des limites un peu et qu'on marche sur des pieds même si les gens pensent qu’à cause que ç’a toujours été fait comme ça c'est maintenant la norme, mais c'est en fait encore une injustice, affirme Kevin Arseneau.

Il souhaite que les députés et les fonctionnaires puissent travailler dans leur langue maternelle en tout temps, comme le prévoit la loi.

D'après un reportage de Michel Corriveau

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