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Ottawa ne lancera pas de programme de partage de vélos de sitôt

Une station de service de VéloGo.

Le service de vélopartage VéloGo a été retiré de la ville en 2018. (archives)

Photo : CycleHop

Radio-Canada

Le personnel de la Ville d'Ottawa a indiqué qu'il en coûterait trop cher pour mettre en place un programme de vélos en libre-service appartenant à la municipalité, mais cela n'a pas empêché les promoteurs de suggérer des moyens de trouver l'argent pour y arriver.

Au cours des douze dernières années, la région de la capitale a offert un certain nombre de tentatives pour proposer une flotte de vélos libre service, soit amarrés à des endroits fixes dans la ville, soit localisés par GPS via une application.

La Commission de la capitale nationale (CCN) a travaillé avec la société montréalaise Bixi pendant quatre ans jusqu'à ce que sa société mère demande la protection de la loi sur la faillite. Jusqu'en 2018, VéloGO exploitait 300 vélos dans la ville et le Causeway Work Center, organisme à but non lucratif, a géré Right Bike pendant cinq ans, jusqu'en 2017.

Au printemps dernier, le conseiller Shawn Menard a demandé au personnel de se pencher sur une option gérée par la Ville.

La firme de consultants Stantec a déterminé que l'exploitation d'un programme interne de partage de vélos était en effet la meilleure option, car cela permettrait à la Ville de se concentrer sur le placement de vélos là où les résidents pourraient facilement s'arrimer au transport en commun.

Stantec a indiqué que la taille minimale de la flotte devrait être de 700 vélos situés dans 90 stations.

Le personnel applique les freins pour l'instant

Le personnel de la Ville a cependant cité plusieurs raisons pour lesquelles le moment n'est pas idéal pour que la Ville se lance dans une telle aventure.

Une de ces raisons : le coût d’un tel projet. Stantec et le personnel de la Ville estiment qu'il faudrait 4 millions de dollars pour acheter les vélos et installer des stations d'accueil, et 3 millions de dollars supplémentaires par année pour un entrepreneur pour gérer le programme.

La Ville n'a pas non plus de personnel disponible pour entreprendre un tel projet, a entendu le comité des transports mercredi.

Ils sont actuellement occupés à développer une nouvelle stratégie visant à améliorer le stationnement des cyclistes dans toute la ville, qui comprend l’identification des lieux où plus de dispositifs pour sécuriser les vélos pourraient être nécessaires.

Un cycliste avec un masque sur une voie vélo.

Une nouvelle stratégie visant à améliorer le stationnement des cyclistes dans la ville est en cours d'élaboration.

Photo : Radio-Canada / David Richard

Un rapport a également indiqué que la croissance du partage de vélos a stagné lorsque les scooters électriques ont été introduits il y a quelques années. 

Dave Robertson de Bike Ottawa s'est adressé au comité des transports et a présenté des chiffres sur la taille du parc et le nombre de trajets dans d'autres villes canadiennes, notamment Toronto, Vancouver et Montréal, le plus grand marché du pays.

Comment Ottawa peut-elle se permettre de ne pas avoir de système de vélos en libre-service pour rendre notre ville plus vivable, a demandé M. Robertson.

Recherche de fonds

Malgré la recommandation de ne pas mettre en œuvre prochainement un programme de vélos en libre-service, le conseiller Menard était heureux que le personnel ait convenu qu'un modèle interne est le meilleur et a demandé qu'ils continuent à explorer les options.

Il a rappelé aux membres du comité des Transports la disponibilité des fonds d'infrastructure cyclables récemment annoncés par le gouvernement fédéral, mais le personnel a déclaré ne pas encore connaître les détails des projets qui pourraient être admissibles.

La conseillère Diane Deans a suggéré que la Ville d'Ottawa pourrait être en mesure d' amasser des fonds en vendant les droits de marque sur les vélos.

Mme Deans a déclaré qu'elle pensait que les programmes de partage de vélos et de scooters électriques étaient assez différents et que la Ville ne devrait pas choisir l'un ou l'autre.

Je considère en fait les scooters électriques comme une nouveauté et une opportunité un peu plus centrée sur le centre-ville qu'un système de partage de vélos qui pourrait se déployer dans toute la ville, a déclaré la conseillère Deans.

Nous ne sommes pas contre le vélo en libre-service, a expliqué Alain Gonthier, directeur des routes et du stationnement de la ville.

Le personnel a déclaré qu'il pourrait encore envisager l’élaboration d’un système de partage de vélos à l'avenir, mais pas avant les élections municipales de 2022.

Avec les informations de Kate Porter

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