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Flambée de COVID-19 en Outaouais : un défi pour l'équipe d'enquête et de suivi

Gros plan sur des mains gantées qui tiennent du matériel médical.

Reportage de Laurie Trudel sur les défis du traçage en Outaouais

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

L’imposant nombre de cas de COVID-19 en Outaouais met une pression supplémentaire sur les équipes rattachées au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la région chargées de mener les enquêtes épidémiologiques et le traçage de contacts. La situation donne bien des maux de tête à des familles et des travailleurs qui disent faire face à de la confusion.

Marie-Chantal Brunette et ses cinq enfants doivent demeurer en isolement jusqu’au 24 avril. Ce qu’elle décrit comme un véritable casse-tête épidémiologique a commencé le 30 mars.

À cette date, l’école que fréquente sa fille de 14 ans lui a remis une lettre alertant toute la maisonnée que l’adolescente a été exposée au coronavirus. Deux jours après que la jeune fille ait passé un test de dépistage, le verdict tombe : positif.

Ce que ça a, comme onde de choc, c’est qu’on s’est précipités pour faire un dépistage pour chaque membre de la famille, qui s’est avéré négatif, relate Mme Brunette dans une entrevue accordée, cette semaine, à ICI Ottawa-Gatineau.

Le 5 avril, la santé publique informe la mère de famille que l’adolescente peut sortir de son isolement, mais une autre lettre stipulera par la suite que celle-ci doit s’y remettre jusqu’au 10 avril, après réévaluation du dossier.

Mme Brunette estime que de tenir la jeune fille à l’écart des autres membres de sa famille est difficile au quotidien.

On est une famille avec cinq enfants et on a une petite maison [...] qui est pleine. Donc au-delà des recommandations, ce n’est pas nécessairement réaliste, dans le quotidien de tout le monde, d’appliquer ce genre de recommandations là.

J’en ai deux au sous-sol, trois au deuxième étage. C’est impossible de garder un enfant enfermé deux semaines dans une petite chambre.

Une citation de :Marie-Chantal Brunette, résidente de Gatineau

De plus, la Gatinoise déplore que pratiquement quatre jours se soient écoulés entre la réception du diagnostic de sa fille et le moment où un enquêteur épidémiologique a recontacté le ménage pour l’informer de toutes les personnes à risque d’avoir été contaminées.

Il se passe un délai tellement grand que durant cette période-là, ces gens-là peuvent mettre d’autres personnes à risque, poursuit-elle.

De nombreux défis

En point de presse pour faire une mise à jour de la situation dans la région, la directrice de la santé publique du CISSS de l'Outaouais, la Dre Brigitte Pinard, a reconnu que l’actuelle flambée de cas apporte son lot de défis.

Il est certain que c'est plus difficile, en ce moment, pour l'équipe d'enquête et de suivi des contacts avec l'augmentation importante et rapide que nous avons connue. L'équipe d'enquête s'adapte donc, dans ses processus, au nombre d'enquêtes à faire. On est, aussi, toujours en processus de rehaussement du nombre de personnes, répond-elle lorsqu’interpellée sur ce sujet.

Ce que nous essayons de faire, minimalement, c'est d'appeler les cas positifs à l'intérieur de 24 heures ou moins pour les aviser qu'ils sont des cas positifs. [...] Toute personne qui attend un test présentement doit demeurer en isolement, ajoute-t-elle.

La première étape est de communiquer rapidement le diagnostic, insiste-t-elle, et l’enquête est complétée ensuite.

Elle affirme qu’un formulaire autoadministré envoyé par courriel sera de plus en plus utilisé et permettra, espère-t-on, d’accélérer les processus d’enquête.

Avec les informations de Laurie Trudel et de Karine Lacoste

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