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Calgary 2021 : qui entre dans la course à la mairie?

Vue de Calgary en mars 2021.

Dans 200 jours, Naheed Nenshi quittera le fauteuil de maire qu'il occupe depuis 2010.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

Comme le maire de Calgary, Naheed Nenshi, a annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat, la course à sa succession se précise, et les candidats sont déjà nombreux à se lancer.

Pour se présenter, les candidats doivent, en plus de répondre aux critères d'éligibilité en matière d'âge, de nationalité et de résidence, présenter au minimum 100 signatures d'électeurs qui les soutiennent. Pour l’heure, ils sont dix.

Les voici par ordre alphabétique : Ian Chiang, Jeromy Farkas, Brad Field, Jyoti Gondek, Larry Heather, Kevin J. Johnston, Zane Novak, Teddy Ogbonna, Shaoli Wang et Grace Yan.

Selon la professeure agrégée d'études politiques à l'Université Mont-Royal Lori Williams, cette liste devrait s’allonger : Des candidats, sachant que le champ est plus libre que prévu, pourraient y ajouter leurs noms.

Deux conseillers municipaux en poste

Parmi les candidats déjà annoncés, ceux qui ont un énorme avantage sont ceux dont le nom est déjà connu, affirme Lori Williams. Les conseillers municipaux Jeromy Farkas, du quartier 11, et Jyoti Gondek, du quartier 3, sont connus sur la scène politique locale, puisqu’ils siègent depuis 2017.

Portrait de campagne des différents candidats et candidates à la mairie de Calgary.

De gauche à droite, par ordre alphabétique : Jeromy Farkas, Brad Field, Jyoti Gondek et Zane Novak.

Photo : capture / sites officiels de campagne des candidats

Je pense que Jyoti Gondek est respectée et vue comme une personne juste et équilibrée au sein du conseil municipal, explique Lori Williams, mais elle s’est opposée au gouvernement provincial, ce qui peut lui être favorable ou pas. Elle est aussi associée à un conseil municipal qui a été assez combatif, les gens pourraient vouloir quelqu’un de nouveau pour changer de ton.

Quant à Jeromy Farkas, il a tendance à être associé à une vision conservatrice, à être soutenu par des conservateurs et cela pourrait jouer en sa faveur, explique la professeure agrégée. Mais il a été l’un des combattants en chef au sein du conseil municipal et n’a pas prouvé qu'il pouvait mener un conseil coopératif [...] alors que les électeurs ont tendance à ne pas aimer les batailles internes, préférant que les élus travaillent ensemble pour leur bien.

La popularité a une influence considérable dans une élection municipale, aussi bien positive que négative.

Une citation de :Lori Williams, professeure agrégée d'étude politique, Université Mont-Royal

Le nom des entrepreneurs comme Zane Novak et Brad Field ne parlent pas forcément au plus grand nombre, mais ils ont un réseau et leur expérience dans le monde des affaires pourraient pousser les électeurs à s'intéresser à eux, surtout dans une élection durant laquelle, selon l’experte, les impôts et la capacité à attirer des entreprises à Calgary seront des enjeux assez importants. Le défi pour ces candidats sera de se faire connaître et de créer un élan autour de leur candidature, ajoute-t-elle.

La campagne d’autres candidats n’est pas encore remarquée, comme celle de Teddy Ogbonna ou de Shaoli Wang, qui insistent entre autres sur la réduction des taxes ou des dépenses publiques, ou encore la campagne de Grace Yan, dont le programme n’est pas encore détaillé. Ian Chiang (photo indisponible) n’a quant à lui ni site Internet ni page sur les réseaux sociaux.

Portraits de campagne des différents candidats et candidates à la mairie de Calgary.

De gauche à droite, par ordre alphabétique : Kevin J. Johnston, Teddy Ogbonna, Shaoli Wang et Grace Yan.

Photo : capture / sites officiels de campagne des candidats

Enfin, d’autres personnes présentent des candidatures plus marginales, comme Larry Heather (photo indisponible). Si les habitants de Calgary n'ont pas assez souffert sous l'administration actuelle, c'est leur droit, donné par Dieu, que de souffrir davantage, a-t-il écrit sur la page d'accueil de son site Internet. Ouvertement antimasque, il a publié sa chanson Take This Mask and Trash It! (Prends ce masque et jette-le!), qu’il interprète sur un air de musique country.

Autre antimasque notoire, Kevin J. Johnson se présente comme l’homme le plus censuré au pays et le maire élu de Calgary. Il promet la suppression de l’obligation de porter le masque, la levée de toutes les restrictions liées à la pandémie, la réouverture des commerces et le remboursement des amendes pour infraction aux restrictions, des décisions qui incombent pour la plupart non pas au maire, mais au gouvernement provincial, rappelle la politologue Lori Williams.

Selon Lori Williams, ces messages ne seront pas accrocheurs : Dans une ville comme Calgary, je pense que la majorité des gens comprennent que les mesures de protection sont importantes, et nombre d’entre eux souhaiteraient même voir plus de mesures prises à l'encontre des personnes qui refusent le port du masque et qui mettent en danger la vie des autres, surtout depuis l'arrivée des variants.

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