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Des idées progressistes au menu du congrès virtuel du Parti libéral du Canada

Le premier ministre Justin Trudeau lors d'une conférence de presse à Ottawa, le mardi 6 avril 2021.

Justin Trudeau s'adressera aux militants libéraux samedi après-midi, en clôture du congrès.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La Presse canadienne

Si Justin Trudeau doit encore décider à quelle clientèle faire la cour lorsqu'il demandera un troisième mandat, les militants de son parti, eux, semblent avoir déjà fait leur choix. Les politiques qu'ils proposent d'adopter à leur congrès ce week-end sont, pour la plupart, franchement à gauche.

Les résolutions votées en congrès ne décident pas forcément du prochain programme électoral d'un parti politique. Cependant, si le chef libéral devait s'inspirer des préoccupations des militants réunis à compter de jeudi soir, il tentera de plaire aux électeurs néo-démocrates... comme en 2019.

Dans la quarantaine de résolutions retenues pour débat et vote ce week-end, la plus remarquable est sans doute celle pondue par l'aile ontarienne et les jeunes libéraux pour un revenu universel de base.

Les attendu que de cette résolution citent le succès de la PCU (prestation canadienne d'urgence) créée en début de pandémie comme argument pour la création d'un programme qui assure un revenu de base à tous les citoyens.

Le groupe de pression Leadnow, qui se définit comme progressiste et non affilié politiquement, multiplie les campagnes en faveur d'un revenu universel de base. Ses plus récents efforts ont pour cible les militants libéraux qui auront à voter sur cette résolution.

Si celle-ci n'était pas adoptée, une autre, moins ambitieuse, pourrait la remplacer. Celle-là, rédigée, entre autres, par le caucus des députés, appelle à évaluer les coûts et avantages d'un revenu universel de base et à collaborer avec les provinces pour l'élaborer.

Or une partie de ce travail a déjà été faite par le Directeur parlementaire du budget (DPB). Mercredi, il a publié son analyse d'un pareil programme national.

Selon le DPB, un revenu de base garanti réduirait de moitié le taux national de pauvreté, affecterait très peu la disponibilité de la main-d'œuvre et coûterait 85 milliards de dollars en 2021-2022.

L'aile québécoise

Pendant ce temps, l'aile québécoise du Parti libéral du Canada (PLC) présente une résolution pour se réapproprier une cause bloquiste.

La résolution appelle à une bonification de 10 % de la pension de la Sécurité de la vieillesse dès l'âge de 70 ans, plutôt qu'à partir de 75 ans comme l'a promis le parti aux élections de 2019, engagement que le gouvernement libéral a réitéré dans le discours du Trône de septembre.

Or, le mois dernier, l'ensemble des élus libéraux fédéraux ont voté contre une motion du Bloc québécois qui demandait au gouvernement d'augmenter, au prochain budget, la pension de la Sécurité de la vieillesse de 110 $ par mois, dès l'âge de 65 ans.

Le chef bloquiste se dit prêt à négocier le montant de l'augmentation, mais pas l'âge pour y avoir accès. Yves-François Blanchet brandit cette demande comme une condition incontournable pour son appui au budget fédéral attendu le 19 avril prochain.

Les trois autres résolutions issues du Québec sont à saveur environnementaliste. L'une des trois lance un appel de toute urgence à la création d'un comité national d'évaluation scientifique qui étudierait l'impact sur les polluants et principalement les GES, de tous les produits de consommation et de toutes les habitudes humaines.

Et au programme

Jeudi soir, trois ministres lanceront le congrès : Chrystia Freeland, Steven Guilbeault et Ahmed Hussen. La ministre des Finances le fera en conversation avec l'ancien premier ministre libéral Paul Martin.

Vendredi après-midi, il y aura, entre autres, une table ronde pour discuter de l'élimination du racisme. Le ministre Guilbeault, quant à lui, retrouvera ses anciennes amours dans une conversation avec la militante écologiste Laure Waridel.

Le discours le plus attendu, celui de Mark Carney, l'ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d'Angleterre, est au programme en début de soirée, vendredi.

M. Carney avait résisté, jusqu'à maintenant, à l'appel des sirènes de la politique partisane.

Sa contribution ne doit durer que 20 minutes et sera suivie par celle de Sophie Grégoire Trudeau, dont l'allocution de 15 minutes est présentée comme le discours principal de la soirée.

Mme Grégoire cède ensuite la place à un ancien conseiller du président Barack Obama. Justin Trudeau, pour sa part, offrira un discours à ses partisans samedi après-midi pour clôturer le congrès.

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