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Twitch va sévir contre des infractions graves commises dans la vie réelle

L'icône de l'application mobile de Twitch sur un écran de téléphone mobile.

Le service de diffusion en ligne Twitch a mis à jour son règlement mercredi relatif aux comportements haineux et au harcèlement.

Photo : afp via getty images / MARTIN BUREAU

Agence France-Presse

La plateforme de diffusion en direct Twitch a mis à jour son règlement mercredi relatif aux comportements haineux et au harcèlement, menaçant de suspendre les personnes qui seraient coupables d’infractions graves incluant celles perpétrées hors de leur site ou dans la vie réelle.

Ces nouvelles mesures élargissent considérablement le champ des sanctions possibles pour la plateforme, qui fait partie de l'empire numérique d'Amazon.

Nous sommes convaincus que les infractions graves commises par les utilisateurs et utilisatrices de Twitch ailleurs que sur notre site peuvent présenter un risque considérable pour toute la communauté, indique désormais dans ses conditions d'utilisation le site, prisé des adeptes de jeux vidéo.

Par conséquent, nous sanctionnerons les comptes concernés, en appliquant des mesures pouvant aller jusqu'à une suspension indéfinie dès la première infraction, hors ligne ou sur d'autres services Internet, ajoute la plateforme.

La liste des comportements visés par la nouvelle politique de Twitch comprend des actions mortelles ou violentes, des menaces de mort, des activités terroristes, la participation à un groupe propageant la haine ou encore l'exploitation sexuelle d'enfants.

En décidant de sanctionner des infractions qui ne se sont pas produites directement sur sa plateforme, Twitch franchit une étape dans la lutte contre les comportements violents et haineux.

Sur Facebook ou Twitter, les suspensions de comptes résultent généralement de contenus jugés dangereux ou trompeurs ayant été partagés sur le site même, mais pas de faits de la vie réelle, ce qui vaut d'ailleurs à ces réseaux sociaux d'être vilipendés par des organisations de défense des droits civiques.

Twitch reconnaît qu'une extension du domaine des sanctions aux comportements hors ligne nécessite des preuves irréfutables avant qu'on passe à l'action.

Dans la plupart des cas, cela implique un lien direct vers un message public ou du contenu directement mis en ligne par l'utilisateur ou l’utilisatrice en infraction, explique la plateforme d'Amazon, qui précise que des captures d'écran ou des messages susceptibles d'avoir été modifiés ne sont généralement pas recevables.

Nous envisagerons en outre d'avoir recours aux forces de l'ordre en vue d'évaluer le bien-fondé des accusations et des preuves, assure également Twitch.

Les utilisateurs et utilisatrices ont aussi la possibilité de contacter par courriel une équipe externe dédiée à l'investigation pour lui signaler, en toute confidentialité, des comportements abusifs en dehors des services de Twitch.

Afin d'éviter les dérives, la plateforme envisage par ailleurs des garde-fous.

Elle assure par exemple que si les faits incriminés se sont produits il y a longtemps, si leur responsable a déjà purgé sa peine et s'il ne présente pas de danger clair et immédiat, des sanctions ne sont pas forcément à envisager. Si le compte a déjà été désactivé, un appel est possible.

En revanche, pour les cas les plus graves, Twitch indique que la suspension ne pourra jamais faire l'objet d'un appel.

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