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Un autre casse-tête pour les diffuseurs de spectacles

Manon Pilote mesure l'espace entre une série de siège.

La coordonnatrice aux arts et à la culture à Alma, Manon Pilote, essaie de figurer à quoi va ressembler la salle Michel-Côté avec les nouvelles mesures annoncées.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une autre tuile s’abat sur les diffuseurs de spectacles de la région, dans la foulée de la décision gouvernementale de faire passer de 1,5 à deux mètres la distance obligatoire entre chaque bulle familiale ou chaque personne provenant d’une adresse différente.

Directrice générale d’Objectif scène, Julie Maltais va même jusqu’à dire que cette mesure plonge le secteur dans une forme de chaos .

À la salle Michel Côté d’Alma, la distance de 1,5 mètre permettait d'accueillir 170 spectateurs. Avec cette nouvelle mesure, le nombre de places sera réduit de moitié, avec 85 sièges.

Il va falloir augmenter le nombre de sièges entre chaque bulle, presque du double , confirme Manon Pilote, coordonnatrice aux arts et à la culture à Ville d’Alma.

Le port du masque d'intervention demeure obligatoire en tout temps dans les salles de spectacles situées en zone orange, est-il précisé sur le site Internet de la santé publique nationale. Si le maximum de personnes pouvant assister à une prestation au même moment est limité à 250, les petites salles intimistes voient leur capacité d’accueil fondre à vue d'oeil.

Quand on avait des spectacles complets, ça jouait entre 36 et 44 personnes. Là, avec le deux mètres, on tombe à autour de 25 à 30 personnes à pleine capacité , dénombre Marie-Ève Guy, directrice générale du Vieux-Couvent de Saint-Prime.

Les plus grands diffuseurs doivent aussi faire des pirouettes.

Se tourner de bord comme ça en 48 heures, c'est impossible, vu le nombre de personnes que l'on reçoit dans une fin de semaine. Nous, à Diffusion Saguenay, on est chanceux parce que c'est la seule fin de semaine où on n’a aucun spectacle, fait valoir la directrice des communications et du marketing, Claudine Bourdages.

Ces acrobaties sont récurrentes chez les dirigeants de salles de spectacles dans la région depuis un an, eux qui ont dû annuler ou reporter des spectacles plus d'une fois. Il s’agit d’un travail colossal, considérant le fait qu’il faut joindre tous les détenteurs de billets.

On demande aux gens d'être patients, c'est hors de notre contrôle. Dans certains cas on parle d'un quatrième et même que l'on pourrait se rendre à un cinquième report pour un même spectacle dans la dernière année , poursuit Julie Maltais.

La nouvelle mesure, en vigueur dès jeudi, engendre nécessairement une réflexion et plusieurs scénarios sont sur la table chez les gestionnaires de salles.

Il y a des possibilités de scinder en deux des représentations pour permettre à l'ensemble des spectateurs d'assister au spectacle. Est-ce qu'on va aller vers des remboursements ou des annulations? On est plus dans une approche cas par cas, voire lieu par lieu.

Une citation de :Julie Maltais, directrice générale, Objectif scène

Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a annoncé, mercredi, qu’il appuiera financièrement les diffuseurs s’ils décident d'annuler des représentations.

D'après le reportage de Laurie Gobeil

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