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Les entrepreneurs d’Ottawa forcés de fermer espèrent une accélération de la vaccination

Un écriteau « fermé » suspendu à la porte vitrée d'un commerce le 4 février 2021 à Dieppe au Nouveau-Brunswick.

Un écriteau « fermé » à la porte d'un commerce (archives)

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

Les entrepreneurs d’Ottawa qui subiront, une fois de plus, des pertes financières, avec le retour de l’ordonnance de maintien à domicile, espèrent que la vaccination passera en deuxième vitesse dans la région.

Il y a des vaccins, encore, qui se retrouvent dans les congélateurs [et] pas par la faute des personnes offrant des services de santé, a lancé, en entrevue, la directrice générale du Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale (RGA), Lise Sarazin.

Elle a fait valoir que plusieurs personnes ne se rendent pas à leur rendez-vous pour être inoculées contre la COVID-19, une fois leur tour venu, ce qui ralentit l’éventuel retour - tant espéré - à une vie plus normale.

Ceux qui ne se sont pas rendus au rendez-vous : si vous ne l’avez pas annulé, vous devenez responsable de la perte de votre vaccin et vous retournez sur une liste, a-t-elle dit.

Mercredi, le gouvernement de Doug Ford a annoncé que l’ordre de rester à la maison sera instauré de nouveau à la grandeur de la province, et ce, à partir de jeudi. Ce retour à un confinement total pour l’Ontario, qui compose avec de nombreux cas de variants de la COVID-19, signifie que tous les commerces devront fermer leurs portes. Seuls les épiceries et les supermarchés font exception.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, a salué une décision difficile, mais nécessaire.

J’ai été heureux de constater que les magasins à grande surface seront assujettis à des règlements plus stricts, limitant leurs ventes à l’épicerie et aux produits essentiels, afin d’éviter les rassemblements auxquels nous avons été témoins au cours de la fin de semaine de Pâques. Cette mesure offre aussi un pied d’égalité aux petits magasins de détail essentiels qui ont été désavantagés sous des règles antérieures, a-t-il réagi par voie de communiqué. Je peux confirmer que les Services des règlements municipaux de la Ville d’Ottawa veilleront à ce que les nouvelles règles soient appliquées, et j’exhorte tous les résidents à se conformer aux nouvelles ordonnances de confinement.

La solution, la vaccination

Le maire Watson ajoute qu'il est confiant que la Ville d’Ottawa recevra sa juste part de vaccins, et que la distribution sera régulière et prévisible à l’avenir.

Car le conseiller municipal ottavien Mathieu Fleury l'affirme : il entend de nombreux commerçants locaux dire qu'ils ont très hâte que la vaccination progresse davantage.

On a une solution, c’est le vaccin. [...] Mais pour se rendre, ça va prendre du temps et, malheureusement, le nombre de cas, qui a explosé ces derniers jours, est extrêmement problématique pour la sécurité de l’ensemble des résidents, a-t-il ajouté.

M. Fleury - ainsi que tous les gens d’affaires à qui ICI Ottawa-Gatineau a pu parler mercredi - est d’avis que le retour à un confinement encore plus strict était inévitable.

À Ottawa, on bat des records qu’on pensait pouvoir gérer, il y a à peine quelques semaines, a souligné l’élu municipal.

Lise Sarazin, la directrice générale du Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale, en entrevue à Radio-Canada.

Lise Sarazin, la directrice générale du Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale

Photo : Radio-Canada

Mme Sarazin croit aussi qu’un resserrement était justifié et incontournable. Je pense qu’à un moment donné, il faut faire le plongeon avec santé publique pour vraiment tenter de finaliser et d’arrêter cette vague qui n’en finit plus, a-t-elle soutenu.

Le week-end dernier, il y avait plein de gens dans les centres d’achat. Les gens faisaient fi des mesures [sanitaires, comme la] distanciation. Alors, qu’est-ce qu’on fait [face à cela]? Il faut les empêcher d’y aller. On n’a tout simplement pas le choix.

Une citation de :Lise Sarazin, directrice générale du Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale

Dans l’est ontarien, des propriétaires de petites entreprises ont sans conteste poussé des soupirs de découragement dans la foulée de l’annonce du gouvernement Ford.

Il y a toutefois fort à parier qu’ils n’ont pas été pris par surprise, puisque bien des médecins hygiénistes de différentes circonscriptions sanitaires avaient interpellé Queen’s Park pour réclamer l’ordre de rester à la maison.

Les commerces en mode survie

Pour le copropriétaire d’un magasin d’instruments de musique du centre-ville de Hawkesbury, Bobby Lalonde, tout n’est toutefois pas perdu.

Un homme tient une guitare et la présente à une autre personne, dans un commerce.

Le copropriétaire d’un magasin d’instruments de musique du centre-ville de Hawkesbury, Bobby Lalonde

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

C’est sûr que les ventes ne sont pas les mêmes [...] et puis, je sympathise avec les restaurants, les pubs, les bars, etc. [...] Mais on a, au moins, [notre offre en ligne] qui nous permet de continuer. C’est un mode de survie, si on veut, a-t-il dit.

De l’avis de l’infectiologue Santiago Perez, affilié à l’hôpital de Kingston, un changement de stratégie dans la lutte à la COVID-19 s’imposait en raison des variants qui circulent dans les communautés.

Nous faisons face à une 3e vague qui est totalement différente de ce que l’on a vécu jusqu’à présent. C’est vraiment une épidémie dans la pandémie [...] qui attaque plus de jeunes qui [doivent se rendre] à l’hôpital plus souvent, [voire] aux soins intensifs, a-t-il résumé.

Avec les informations de Mama Afou, de Denis Babin et d’Ismaël Sy

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