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Pétition pour changer le nom du pont Bernard-Valcourt à Edmundston

Un pont vert avec un coucher de soleil jaune qui reflète sur l'eau.

Le pont piétonnier qui relie les deux parties de la ville porte le nom de l'ancien ministre fédéral Bernard Valcourt.

Photo : Radio-Canada / Jessica Savoie

Un ancien ministre des Affaires autochtones et du développement du Nord s’est attiré les représailles de plusieurs internautes après s’être attaqué aux propos d’un médecin.

Près de 900 personnes ont signé une pétition demandant à la municipalité d’Edmundston de retirer le nom de l’ancien ministre fédéral Bernard Valcourt du pont piétonnier qui relie les deux parties de la ville.

Bernard Valcourt a émis des commentaires sur les médias sociaux à propos d’un médecin du nord-ouest du Nouveau-Brunswick, le Dr Gabriel St-Amant, après que celui-ci ait dit craindre une sursaturation des services de santé de l’hôpital régional d’Edmundston en raison de la COVID-19.

On a peur qu'il y ait un jour où il va falloir qu'on décide qui meurt et qui vit. Parce qu'on n'aura pas les capacités d'accepter tout ce monde, avait déclaré le médecin en entrevue à Radio-Canada.

L’ancien ministre a ensuite insinué dans une publication Facebook que Dr St-Amant tentait de terroriser le public avec des commentaires qui démontraient à quel point le médecin est irresponsable

Une capture d'écran du message Facebook en question.

L'ancien ministre fédéral s'est attiré les foudres de plusieurs internautes suite à des commentaires partagés sur sa page personnelle. Il a depuis effacé ces commentaires.

Photo : Capture d'écran - Facebook

En quelques heures, des centaines de personnes avaient partagé les propos de l’ancien politicien sur leurs médias sociaux et une pétition était mise en ligne afin de retirer le nom du politicien du pont piétonnier.

Étant donné la position politique de M Bernard Valcourt, ancien député de Madawaska Restigouche, son manque de respect envers les professionnels de la santé, de la population en général, nous demandons a ce que le nom du Pont Bernard Valcourt soit retiré du pont piétonnier qui enjambe la rivière Madawaska a Edmundston, peut-on lire sur la pétition, qui a été mise en ligne sur la plateforme Change.

La ville d’Edmundston n’a pas voulu commenter l’affaire avant que la pétition en question ne soit déposée formellement à l’hôtel de ville.

Si elle est déposée ici, le dossier devra alors être remis au Comité de toponymie de la Ville d’Edmundston pour révision, explique Mychèle Poitras, responsable des communications.

Des propos qui dérangent

Ce n’est pas la première fois que l’ancien ministre fédéral s’attire les foudres à cause de ses propos controversés.

En 2019, il faisait les manchettes pour avoir avancé que la conclusion de génocide apportée par l’Enquête nationale sur les femmes et filles autochtones assassinées et disparues était de la propagande.

Il avait ouvertement fustigé la conclusion de l'enquête selon laquelle les milliers de femmes et de filles autochtones assassinées et disparues étaient victimes d'un génocide canadien plus large infligé aux peuples autochtones.

Bernard Valcourt dans la Chambre des Communes

Une photo de l'ancien ministre Bernard Valcourt (archives).

Photo : La Presse canadienne / Chris Wattie

Jusqu'où iront ces militants? Quel a été le coût pour les Canadiens de ce rapport propagandiste? Qu'avons-nous appris que nous ne savions pas déjà?  avait alors déclaré M. Valcourt par l’entremise de son compte Twitter.

Des centaines de personnes de partout au pays avaient dénoncé les propos de l’ancien ministre des Affaires autochtones, dont des politiciens fédéraux.

Selon le politologue Denis Duval, les anciens ministres n'ont pas de devoir de réserve lorsqu’ils terminent leur mandat, c’est-à-dire qu’ils peuvent émettre librement leurs commentaires sur la place publique.

Ils redevient un citoyen ordinaire, ce qui veut dire qu’ils ont droit à leur opinion au même titre que tout le monde, explique-t-il.

M. Duval ajoute aussi que plusieurs municipalités à travers la province préfèrent de ne pas nommer leurs infrastructures en l'honneur d’une personne vivante pour éviter ce genre de situation.

Habituellement, on fait honneur à une personne qui est décédée, puisqu’on ne voudrait pas regretter par exemple si une personne en particulier commet une erreur.

Monsieur Valcourt n’a pas répondu aux appels de Radio-Canada et a depuis retiré ses messages de ses comptes personnels.

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