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Les revenus des jeux de hasard en ligne visés par un front commun autochtone en Alberta

La page d'accueil du site de jeux de hasard en ligne PlayAlberta.

La plateforme de jeu de hasard en ligne PlayAlberta est gérée par la Commission provinciale des jeux de hasard, de l'alcool et du cannabis de l'Alberta.

Photo : PlayAlberta.ca

Radio-Canada

La Première Nation de Tsuut’ina et la Première Nation de Stoney Nakoda déposent une requête en révision judiciaire à la Cour du Banc de la Reine contre la Commission provinciale des jeux du hasard, de l'alcool et du cannabis (AGLC) et le gouvernement albertain concernant sa plateforme de jeux en ligne PlayAlberta.

Les profits engrangés par PlayAlberta, estimés à 150 millions de dollars au cours des cinq prochaines années, se font aux dépens des casinos terrestres, fermés pour le moment en raison de la pandémie, selon les Premières Nations de Tsuuti’ina et de Stoney.

Avec cette révision judiciaire, le front commun espère toucher une partie des revenus de cette manne, ou, du moins, pouvoir eux aussi se lancer dans le commerce du jeu de hasard en ligne, monopolisé pour le moment par le gouvernement albertain.

La plateforme provinciale de jeux de hasard en ligne doit, entre autres, redistribuer entre 8 % et 15 % de ses revenus vers des organismes caritatifs ou des collectes de fonds, comme le font les autres casinos de la province, estiment les Premières Nations de Tsuuti’na et de Stoney.

En se lançant dans le commerce du jeu en ligne, ce gouvernement nous enlève une partie de notre argent destiné aux organismes caritatifs, indique le Chef de la Première Nation de Tsuuti’ina, Roy Whitney. Cet argent finance des programmes sociaux en santé et en éducation [dans nos communautés].

La légitimité de la plateforme de jeu en ligne PlayAlberta est aussi remise en question dans la révision judiciaire des Premières Nations de Tsuut’ina et de Stoney.

L’AGLC n’est pas une organisation en droit de recevoir une licence pour un casino, mais elle s'est permis de gérer un casino en ligne, affirme le conseiller de la Première Nation de Tsuuti’ina, Brent Dodginghorse.

Selon lui, l’AGLC est en conflit d’intérêts clair , vu son mandat de superviser les industries des jeux de hasard, de l’alcool ou du cannabis. [L'AGLC] ne peut pas, et ne doit pas, réglementer et exploiter un casino [en même temps].

Des revenus profitables aux associations caritatives

Les Premières Nations de Tsuuti’na et de Stoney estiment avoir contribué pour 500 millions de dollars aux oeuvres de bienfaisance et à d’autres Premières Nations grâce aux revenus de leurs casinos.

Une réduction [...] de nos revenus des casinos peut avoir des effets dévastateurs [...] sur notre capacité de répondre aux besoins de nos peuples, affirme le chef de la Première Nation Chiniki, Aaron Young.

Près de 19 000 organismes de charité, allant de banques alimentaires aux centres de réadaptation en dépendance en passant par les services d’ambulances aériennes, seraient touchés par cette perte de revenus.

Certains de ces organismes risquent même de ne pas survivre au double coup de la pandémie et de la perte de ces revenus provenant des casinos, selon Aaron Young.

Les casinos offrent chaque année 350 millions de dollars aux groupes de charité de la province, précise-t-il.

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