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Accident invraisemblable sur le pont de Lamèque-Shippagan

Le pont levant Lamèque-Shippagan.

Le pont levant Lamèque-Shippagan

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Une grosse camionnette est entrée en collision avec le tablier du vieux pont levant Lamèque-Shippagan samedi dernier, dans la Péninsule acadienne. Des élus y voient un autre exemple de la dangerosité de l'infrastructure.

L'accident s'est produit très tôt le matin, vers 5 h 30.

Ça a frappé quand même assez dur, indique le caporal Jocelyn LeBouthillier, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

C'est un camion qui circulait sur la route 113 en direction sud et qui a frappé le pont qui était encore un peu levé, ajoute-t-il.

Le pont Lamèque-Shippagan.

L'état du pont Lamèque-Shippagan continue d'alimenter les conversations dans la Péninsule acadienne.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Les deux pneus avant du Dodge Ram 3500 ont éclaté.

Personne n'a été blessé, précise le policier, mais le pont a dû être fermé pendant un certain temps par la suite.

Le conducteur a préféré ne pas raconter sa mésaventure, sur les conseils d'un avocat.

Le tablier du pont bloqué

Le ministère des Transports et de l'Infrastructure a indiqué que lorsque la travée a été baissée, un interrupteur de fin de course a mal fonctionné. Cela a fait en sorte qu'un côté du pont s'est arrêté de 10 à 12 pouces au-dessus de sa position habituelle.

Dans un courriel d'explication, le ministère se garde d'indiquer que ce mauvais fonctionnement a causé un accident qui aurait pu avoir de graves conséquences.

Les feux de signalisation n'auraient pas été allumés au moment de l'accident.

Les feux de signalisation n'auraient pas été allumés au moment de l'accident.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Le conducteur a assuré qu'aucune barrière n'était abaissée, que les lumières de sécurité n'étaient pas allumées et qu'il n'y avait aucune bande réfléchissante sur les côtés du tablier du pont.

Le vieux pont Lamèque-Shippagan a pourtant été qualifié de fiable et sécuritaire par la ministre des Transports et de l'Infrastructure, Jill Green.

« Je commence à en avoir ras le bol », dit le maire

Le maire de Lamèque, Jules Haché, ne décolère pas quand il est question des avaries causées par l'état du pont Lamèque-Shippagan.

Il s'en est fallu de peu pour que le tablier du pont bloque un peu plus haut et que la voiture passe en dessous et qu'il y ait des mortalités, fait-il remarquer. Je ne voudrais pas voir un autobus plonger en bas du pont.

Jules Haché.

Le maire de Lamèque, Jules Haché, est exaspéré par les déboires du vieux pont.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Le maire de Lamèque déplore que la ministre Jill Green ne donne pas suite aux messages envoyés par des intervenants locaux sur la question du pont.

Appréhension d'une tragédie

Le maire n'est pas tendre envers les responsables du gouvernement.

Ils ne traversent pas dessus, c'est facile de dire que le pont est sécuritaire, dit-il. Dans leurs bureaux, c'est solide et sécuritaire. Mais ceux qui ont à traverser le pont à chaque jour avec des camions, des autobus d'écoliers ou encore des ambulances qui doivent attendre en raison d'un problème mécanique...

Jules Haché espère qu'un accident tragique ne finisse pas par arriver, mais il craint qu'un tel événement survienne.

Si ça arrive, il va falloir que quelqu'un en porte le fardeau, dit-il.

Avec les informations d'Alix Villeneuve

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