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Photos de finissante osées : entente à l'amiable entre l'UQAM et Hélène Boudreau

Grandes lettres UQÀM sur un édifice, vues à travers des branches d'arbres.

L'UQAM s'est finalement entendue avec Hélène Boudreau.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

L'Université du Québec à Montréal (UQAM) abandonne la poursuite qu'elle avait lancée à l'encontre d'une étudiante en arts visuels à qui elle reprochait d'avoir utilisé son logo de manière inappropriée.

L'établissement d'enseignement supérieur reprochait à Hélène Boudreau d'avoir partagé sur le web des photos suggestives d'elle-même où l'insigne de l'UQAM était mis en évidence afin de promouvoir la consultation payante de son compte sur le réseau OnlyFans.

L'entente conclue entre les deux parties prévoit que l'étudiante n'utilise plus ces images, en échange de quoi l'université, qui lui réclamait 125 000 $, renonce aux procédures judiciaires intentées contre elle.

Cette histoire a fait couler beaucoup d'encre ces derniers jours, en plus de mener à la création du mot-clic #papaUQAM sur les médias sociaux, auquel ont participé plusieurs personnalités, dont l'humoriste Arnaud Soly.

Les deux parties devaient se présenter en cour mardi concernant la demande d’injonction provisoire de l’UQAM, mais l’université avait reporté indéfiniment ses procédures judiciaires contre Mme Boudreau.

Une entente de principe, disait-on, était déjà sur le point d'être conclue. C'est maintenant chose faite.

L'annonce est intervenue mercredi après-midi. Par voie de communiqué, l'UQAM a fait savoir qu'un règlement complet du litige [avait] pu être conclu et qu'exceptionnellement, il [avait] été convenu que le contenu de ce règlement pouvait être rendu public.

Des limites à la liberté d'expression

En vertu de l'accord signé mercredi, l'UQAM renonce à toute réclamation en dommages-intérêts et dommages punitifs à l’encontre de l’étudiante.

En contrepartie, celle-ci s’engage sans limite de temps à ne pas publier, diffuser ni partager sur ses comptes sur les réseaux sociaux et sur toute autre plateforme, réseau social et autre outil de diffusion les photos intimes d’elle-même mentionnées ci-dessus et toute autre photo de même nature qui utiliserait le nom, le logo ou quelque référence directe ou indirecte à l’Université du Québec à Montréal, à l’UQAM ou à une version modifiée de son logo.

Dans son communiqué, l'UQAM prend acte du mouvement d’appui des derniers jours à l’endroit de l’étudiante et réitère le fait que les procédures judiciaires n’avaient aucunement pour but [de lui interdire] de diffuser des photos intimes d’elle-même.

En aucun cas, l’UQAM n’a souhaité ni ne souhaite limiter la liberté d’expression, une valeur qui lui est chère. Elle ne nourrit pas non plus de préjugés à l’endroit du travail du sexe, comme certaines personnes l’ont prétendu.

Une citation de :Extrait du communiqué de l'UQAM

La liberté d’expression ne saurait toutefois justifier une atteinte au nom et au logo de l’UQAM ou à leur exploitation commerciale sans autorisation, conclut-elle, ajoutant qu'il est regrettable qu’une démarche judiciaire ait été nécessaire pour faire cesser ces publications.

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