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Le port du masque obligatoire au primaire reçoit un accueil mitigé

Une mère masquée installe un masque sur le visage de son fils.

La deuxième vague de COVID-19 est bel et bien arrivée.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le port du masque obligatoire en classe par tous les élèves du primaire, l’une des mesures supplémentaires qui entreront en vigueur jeudi dans les régions au palier orange pour lutter contre la propagation de la COVID-19, est accueilli de façon mitigée par des parents du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Certains d’entre eux, rencontrés à proximité d’établissements scolaires, voient la mesure d’un bon oeil, tandis que d’autres émettent quelques bémols.

Mon garçon le plus grand le porte déjà, mais pour les plus jeunes, c’est sûr que c’est un peu plus difficile, mais je pense que c’est une mesure préventive importante , a signifié un père de famille

Je pense que ce n’est pas vraiment nécessaire. Ils sont petits, ils ne savent pas où les placer, ça se ramasse des fois par terre, dans les poches et un peu partout. Ça fait pitié un petit peu, mais ils sont capables , a indiqué une maman.

Certains pensent que le port du masque en classe pourrait avoir un impact sur la concentration des écoliers.

Ma petite fille de huit ans, en deuxième année, aime quand même aller à l’école, mais là je pense qu’avec un masque à temps plein, la motivation va baisser grandement , croit la mère d’une élève de deuxième année.

Les zones jaunes interdites

Parmi les nouvelles restrictions qui s’appliquent aux zones orange figure l’interdiction de se rendre en zone jaune, c’est-à-dire en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec. Le ministère de la Sécurité publique n’a pas l’intention d’ériger des points de contrôle policiers comme ce fut le cas au printemps de l’an dernier. Selon le directeur de santé publique Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, le Dr Yv Bonnier-Viger, cette interdiction ne s'applique pas aux personnes qui doivent se déplacer pour une raison essentielle, comme le travail ou un rendez-vous médical.

Cette mesure est vue d’un bon œil par les mairesses de Sacré-Cœur et de Chibougamau, Lise Boulianne et Manon Cyr. Même si leurs municipalités profitent d’échanges avec le Saguenay–Lac-Saint-Jean, elles considèrent que la priorité demeure la santé publique.

Il y a quelque temps, on avait demandé au gouvernement de remettre cette mesure en place afin d’empêcher le virus d’entrer chez nous. C’est une mesure qui ne fera pas l’affaire de tout le monde, ça ne fait jamais l’affaire de tout le monde, mais c’est une mesure qui va permettre de nous protéger et nous permettre de passer un été qui sera un peu plus agréable , a commenté la mairesse de Sacré-Cœur, porte d’entrée de la Côte-Nord à partir du Saguenay.

À Chibougamau, située dans le Nord-du-Québec, Manon Cyr prévient que les consignes devront être respectées par des visiteurs provenant d’autres régions et que les autorités seront prêtes à sévir en cas de laxisme.

Il n’y a pas de contrôle policier avant d’entrer en région, mais il faut que les gens comprennent, et ça, ça va être clair avec mon chef de police de la Sûreté du Québec. Quand ils vont être ici, les gens, s’ils viennent d’une région orange ou rouge, ils devront respecter leurs propres règles sociosanitaires. S’ils ne les respectent pas, par exemple, si on voit des gens qui proviennent de zones rouges dans un restaurant, ils risquent fort d’avoir un contrat d’infraction , prévient-elle.

Avec les informations de Louis Martineau

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