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Une entreprise albertaine dit pouvoir réduire le coût de la viande de synthèse 

De la viande dans une boîte de Petri.

En 2013, le premier steak in vitro avait coûté plus de 300 000 $ et pesait environ 140 grammes (archives).

Photo : Reuters / David Parry/Pool

Émilie Javeri

L’entreprise Future Fields fondée par trois anciens de l’Université de l’Alberta, à Edmonton, assure que la technologie qu’elle a mise au point permettra de faire baisser le coût de la viande cultivée en laboratoire.

La viande synthétique est issue de ce que l’on appelle l'agriculture cellulaire, puisqu’elle est produite à partir de cellules souches. 

En 2013, le premier steak in vitro, créé en laboratoire à partir de cellules souches de bœuf, avait coûté plus de 300 000 $ et pesait un peu plus de 140 grammes.

Aujourd’hui, 1 kilo de viande coûte aux alentours de 100 $.

Si cette viande est encore aussi chère à produire, c’est notamment en raison du coût de ce qui est utilisé pour favoriser la croissance des cellules.

On peut voir cela comme de la nourriture pour les cellules, explique Matt Anderson-Baron, l’un des fondateurs et le responsable scientifique de l’entreprise Future Fields. Tout comme les animaux ont besoin de nourriture pour grandir, les cellules ont besoin de nourriture pour se développer et se multiplier afin de devenir finalement de la viande.

C'est le coût de cette « nourriture pour cellules » que l'entreprise entend réduire.

Future Fields, dont le nom pourrait se traduire par Champs du futur, a été créée en 2018 par Matt Anderson-Baron et Jalene Anderson-Baron qui étaient alors étudiants à l'Université de l’Alberta et un ancien employé de l'établissement, Lejjy Gafour.

Au départ, l’entreprise voulait produire du poulet in vitro

Nous avons alors découvert, comme n'importe qui d’autre dans cette industrie, que les coûts de production étaient bien trop élevés et [...] que ce n'était pas viable financièrement, raconte Matt Anderson-Baron, qui est titulaire d’un doctorat en biologie cellulaire. 

Parmi les éléments essentiels pour produire de la viande en laboratoire figurent les facteurs de croissance utilisés pour le développement des cellules. Généralement, il s’agit de sérum fœtal ou de facteurs produits à partir de microbes. Mais, dans les deux cas, ces méthodes sont coûteuses, et la production en grande quantité est compliquée, souligne Matt Anderson-Baron. 

Il assure que Future Fields a mis au point une technologie qui permet de produire des facteurs de croissance à moindre coût et à plus grande échelle.

Nous avons décidé de nous réorienter et de fournir [cette technologie] aux autres entreprises de l'industrie parce qu’elles font toutes face à ce problème elles aussi, dit-il.

L’entreprise ne souhaite pas donner plus de détails concernant sa technologie, puisqu’elle est en train de la faire breveter.

Récemment, elle a reçu plus de 2,7 millions de dollars de trois sociétés américaines de capital de risque et de plusieurs investisseurs privés.

Grâce à ce financement, l’entreprise souhaite agrandir son équipe composée actuellement de 13 personnes. Par ailleurs, seules 2 d’entre elles ne viennent pas de l’Université de l’Alberta.

En revanche, Matt Anderson-Baron assure que Future Fields restera à Edmonton. 

Avec des informations d'Edmonton AM

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