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COVID-19 : Une hausse des cas est à prévoir à Montréal

Gros plan de la Dre Mylène Drouin.

La Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La santé publique de Montréal estime avoir réussi à ralentir la progression des variants en mars, mais s’attend à une hausse des cas au cours des prochains jours.

L’objectif [du mois de mars] était de retarder le plus possible l'arrivée, mais aussi la propagation des variants. Depuis trois semaines, on a réussi à atteindre un plateau avec une légère hausse, mais qui n'est pas exponentielle comme dans d'autres régions au Québec, ou encore en Ontario, a expliqué en point de presse la Dre Mylène Drouin, la directrice régionale de santé publique de Montréal.

Selon la santé publique, sur les 142 éclosions liées à des variants qui ont été répertoriées sur le territoire de la métropole depuis le début de la pandémie, la grande majorité concerne moins de 10 cas.

Les objectifs qu'on avait ont été atteints, car le variant a pris une place avec une variation plus lente. C'est ce qu'on avait planifié [pour le mois de mars]. Mais c'est dans les prochains jours que l'on va vraiment voir l'impact du congé pascal.

Une citation de :Dre Mylène Drouin, directrice de la Santé publique de Montréal

En effet, d'après les données rapportées, les variants progressent à Montréal et représentent désormais plus de 42 % des nouveaux cas confirmés.

On est quand même assez préoccupés. Étant donné que la progression s’accélère à partir de 40 %, on s’attend à une certaine hausse du nombre de cas dans les prochains jours, voire dans les prochaines semaines, a détaillé la Dre Drouin, qui a rappelé que le contexte urbain de la métropole rend Montréal beaucoup plus vulnérable.

Vaccination des malades chroniques

Un peu plus tôt en matinée, le ministre de la Santé Christian Dubé a annoncé que les personnes atteintes d'une maladie chronique (groupe prioritaire 9) et les travailleurs essentiels (groupe prioritaire 8) seront aussi admissibles à la vaccination, et ce, dès lundi prochain.

Les autorités ont pris cette décision étant donné que l'objectif de vaccination des personnes de plus de 60 ans à Montréal est désormais atteint, ce qui permet de vacciner les groupes prioritaires suivants.

Les personnes désignées par Québec comme ayant une maladie chronique :

  • Les personnes qui ont subi une greffe d'organe ou de moelle osseuse;
  • Les personnes qui suivent présentement des traitements contre le cancer;
  • Les personnes qui sont dialysées pour insuffisance rénale;
  • Les personnes qui ont fait une réaction allergique au vaccin et qui sont suivies par un allergologue.

La vaccination sera également offerte aux personnes qui sont présentement hospitalisées en raison d’une maladie chronique, a précisé le directeur national de santé publique du Québec, Horacio Arruda.

Des cliniques de vaccination spécialisées en milieu hospitalier seront aussi ouvertes pour vacciner cette clientèle spécifique. Les pharmacies pourront compléter les services de vaccination, au besoin.

Vaccination des travailleurs essentiels

En ce qui a trait aux travailleurs essentiels dont le lieu d’emploi est à Montréal, ils pourront prendre rendez-vous sur Clic Santé dès vendredi, mais devront attendre au moins jusqu'à lundi pour se faire inoculer le vaccin. Des preuves de résidence et d'emploi seront exigées à cet effet.

Il s'agit des travailleurs œuvrant dans des secteurs où ils sont plus à risque de contracter ou de propager la COVID-19, notamment des milieux d'emploi où sont survenues des éclosions qui ont été difficiles à contrôler comme les abattoirs, a expliqué le Dr Horacio Arruda.

Les travailleurs essentiels désignés par Québec sont :

  • Le personnel des écoles primaires et secondaires;
  • Le personnel des milieux de garde pour enfants (garderies et CPE);
  • Les pompiers, policiers et le personnel des centres de détention;
  • Les travailleurs des services communautaires et sociaux;
  • Les travailleurs étrangers temporaires et le personnel des abattoirs;
  • Le personnel minier en région éloignée.

Le vaccin d'AstraZeneca

Parallèlement, dès jeudi, la prise de rendez-vous sera ouverte aux 60 ans et plus dans toutes les régions, et les 55 ans et plus pourront se rendre dans des centres de vaccination sans rendez-vous, s'ils acceptent de recevoir le vaccin d'AstraZeneca. Sept sites ont été aménagés par la santé publique de Montréal :

  • Le Palais des congrès;
  • Le stade olympique;
  • L'aréna Bill-Durnan;
  • La clinique de vaccination de Saint-Laurent;
  • Le centre civique de Dollard-des-Ormeaux;
  • Le centre sportif de Dollard-des-Ormeaux;
  • L'hôpital général de Montréal.

Environ 32 000 doses d'AstraZeneca ont été prévues à cet effet pour près de 100 000 Montréalais âgés de 55 à 60 ans qui n'ont toujours pas été vaccinés.

Montréal a par ailleurs déclaré 299 nouvelles infections mercredi, soit une de moins que la veille. On compte 225 patients hospitalisés, dont 75 aux soins intensifs.

Il y a quand même une pression qui s’exerce, a souligné la présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Sonia Bélanger, rappelant que les personnes hospitalisées, ou en soins intensifs, sont plus jeunes, plus malades, et que la durée de leur séjour est aussi plus longue.

Une personne de 16 ans décédée

Dans la foulée du point de presse de la santé publique de Montréal, le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine a confirmé qu’une personne de 16 ans est décédée des suites de complications liées à la COVID-19.

Le centre hospitalier ne précise pas le sexe de cette personne et n'indique pas non plus si elle souffrait d'une maladie sous-jacente, précisant toutefois que des gens qui décèdent en jeune âge de la COVID-19 sont généralement des personnes qui présentaient des comorbidités importantes.

Selon l'Institut national de santé publique du Québec, seulement 3 % des décès liés au virus impliquent des patients qui n'ont aucun problème médical préexistant.

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